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Tout savoir sur les voitures banalisées

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Les radars mobiles dans les voitures banalisés peuvent flasher votre vitesse

Les contrôles routiers sont monnaie courante en France. Il n’est pas rare pour les usagers de la route de croiser la police ou la gendarmerie sur le bas-côté de la route, avec ou sans radar. Mais il existe une autre technique, plus discrète pour contrôler les usagers : les véhicules banalisés.

Qu’est-ce qu’une voiture banalisée ?

La voiture banalisée est une voiture de police ou de gendarmerie dont les signes distinctifs ont volontairement été supprimés afin de « fondre » ce véhicule parmi les autres usagers de la route. 

L’intérêt des voitures banalisées consiste pour les forces de l’ordre à ne pas être immédiatement reconnaissables. Le plus souvent, les forces de l’ordre ont recours à des voitures banalisées mais il existe aussi la moto banalisée.

Les voitures banalisées sont utilisées en France par plusieurs services tels que la brigade anti-criminalité (BAC), le service de la protection (SDLP) et le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Mais elles sont de plus en plus utilisées pour contrôler la vitesse sur les routes, et ont à leur bord un radar embarqué. On les appelle alors « voiture radar ».

Une voiture banalisée doit être homologuée pour effectuer 2 missions :

  • En roulant, flasher discrètement (sans flash !) tout véhicule en infraction qui double ou qui croise le radar mobile dans le sens opposé de circulation
  • En stationnement, flasher discrètement (sans flash !) tout véhicule en infraction qui passent à proximité, dans les 2 sens de circulation (il ne faut pas de séparation physique telle une glissière de sécurité ou un muret, pour que le dispositif fonctionne).

Radar mobile : comment ça marche ?

Ces voitures banalisées intègrent un radar embarqué, dont le flash n’est pas visible (flash infra-rouge) et agit alors que la voiture roule parmi les autres véhicules.

Le radar mobile flashe alors discrètement les excès de vitesse relevés sur les voitures qui le dépassent ou le croisent. Les véhicules situés derrière la voiture radar embarqué ne peuvent être contrôlés.

Le radar mobile peut contrôler jusqu’à 3 voies à gauche, seulement pour les vitesses limitées à plus de 50 km/h.

Le gendarme ou le policier règle les paramétrages du radar selon la route sur laquelle se trouve le radar embarqué, mais le radar se déclenche automatiquement. Il fonctionne aussi bien le jour que la nuit et par tous les temps.

La marge de la prise en compte de l’excès de vitesse diffère de celle d’un radar fixe :

  • Pour les vitesses inférieures à 100 km/h : marge de 10 km/h (contre 5 km/h pour un radar fixe) : en d’autres termes, les forces de l’ordre retirent 10 km/h sur la vitesse flashée afin de définir la vitesse retenue.
  • Pour les vitesses supérieures à 100 km/h : marge de 10 % (contre 5 % pour un radar fixe) : les forces de l’ordre déduisent 10 % sur la vitesse flashée afin de définir la vitesse retenue

Concrètement, cela signifie que seules les voitures roulant à partir de

  • 146 km/h sur autoroute,
  • 124 km/h sur voie express,
  • 102 km/h sur route nationale et départementale,
  • 61 km/h en ville

sont flashées par les radars mobiles.

Le lieu de l’infraction est déterminé à l’aide d’une antenne GPS permettant de connaitre les coordonnées géographiques, qui sont ensuite transmises au Centre nationale de traitement des infractions.

A noter : tout véhicule motorisé en excès de vitesse peut être contrôlé par les radars mobiles : voiture comme deux-roues.

Une fois que ce radar de nouvelle génération a flashé un ou plusieurs véhicules, les infractions relevées sont envoyées au Centre nationale de traitement à Rennes. L’avis de contravention y est alors édité : on y trouve les coordonnées de l’infraction, l’heure, l’axe et le sens de circulation du véhicule incriminé.

 
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