Informations pratiques sur l'assurance

Tout savoir sur les voitures banalisées et les voitures-radars

Publié par Stéphanie Robert le 20/05/2019 à 15:20 , Mis à jour le 07/09/2022 à 09:57

Les contrôles routiers sont monnaie courante en France. Il n’est pas rare pour les usagers de la route de croiser la police ou la gendarmerie sur le bas-côté de la route, avec ou sans radar. Mais il existe une technique, plus discrète pour contrôler les usagers : les véhicules banalisés.

Qu’est-ce qu’une voiture banalisée ?

La voiture banalisée est une voiture de police ou de gendarmerie dont les signes distinctifs ont volontairement été supprimés afin de « fondre » ce véhicule parmi les autres usagers de la route. 

L’intérêt des voitures banalisées consiste pour les forces de l’ordre à ne pas être immédiatement reconnaissables. Le plus souvent, les forces de l’ordre ont recours à des voitures banalisées mais il existe aussi la moto banalisée.

Voiture banalisée : conduite par quelle police ?

Les voitures banalisées sont utilisées en France par plusieurs services tels que la brigade anti-criminalité (BAC), le service de la protection (SDLP) et le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR). Mais elles sont de plus en plus utilisées pour contrôler la vitesse sur les routes, et ont à leur bord un radar embarqué. On les appelle alors « voiture radar », et elles peuvent être conduites par des agents de sociétés privées, en plus de la police et de la gendarmerie.

Véhicule banalisé : quelles missions ?

Une voiture banalisée est homologuée pour effectuer deux missions :

  • En roulant : pour flasher discrètement (sans flash !) tout véhicule en infraction qui double ou qui croise le radar mobile dans le sens opposé de circulation
  • En stationnement, flasher discrètement (sans flash !) tout véhicule en infraction qui passent à proximité, dans les deux sens de circulation (il ne faut pas de séparation physique telle une glissière de sécurité ou un muret, pour que le dispositif fonctionne).

Voiture banalisée et radar mobile : comment ça marche ?

Ces voitures banalisées intègrent un radar embarqué, dont le flash n’est pas visible (flash infra-rouge) et agit alors que la voiture roule parmi les autres véhicules.

Le radar mobile flashe alors discrètement les excès de vitesse relevés sur les voitures qui le dépassent ou le croisent. Les véhicules situés derrière la voiture radar embarqué ne peuvent être contrôlés.

Le radar mobile peut contrôler jusqu’à 3 voies à gauche, seulement pour les vitesses limitées à plus de 50 km/h.

Le gendarme ou le policier règle les paramétrages du radar selon la route sur laquelle se trouve le radar embarqué, mais le radar se déclenche automatiquement. Il fonctionne aussi bien le jour que la nuit et par tous les temps.

Voiture banalisée : quelle marge pour le contrôle de la vitesse ?

La marge de la prise en compte de l’excès de vitesse diffère de celle d’un radar fixe :

  • Pour les vitesses inférieures à 100 km/h : marge de 10 km/h (contre 5 km/h pour un radar fixe) : en d’autres termes, les forces de l’ordre retirent 10 km/h sur la vitesse flashée afin de définir la vitesse retenue.
  • Pour les vitesses supérieures à 100 km/h : marge de 10 % (contre 5 % pour un radar fixe) : les forces de l’ordre déduisent 10 % sur la vitesse flashée afin de définir la vitesse retenue

Concrètement, cela signifie que pour ne pas être flashé par un radar mobile, il faut rouler en dessous de : 

  • 146 km/h sur une autoroute,
  • 124 km/h sur une voie express,
  •  88 km/h sur une route limitée à 80 km/h
  •  61 km/h en ville

Le lieu de l’infraction est déterminé à l’aide d’une antenne GPS permettant de connaitre les coordonnées géographiques, qui sont ensuite transmises au Centre national de traitement des infractions.

À noter : tout véhicule motorisé en excès de vitesse peut être contrôlé par les radars mobiles : voiture comme deux-roues.

Une fois que ce radar de nouvelle génération a flashé un ou plusieurs véhicules, les infractions relevées sont envoyées au Centre national de traitement à Rennes. L’avis de contravention y est alors édité : on y trouve les coordonnées de l’infraction, l’heure, l’axe et le sens de circulation du véhicule incriminé.

Combien de voitures-radars banalisées circulent en France ?

À l'heure actuelle, on compte officiellement 385 voitures radars banalisées ou RMNG (Radars Mobiles Nouvelle Génération) sur les routes de France, selon les données de la Sécurité Routière au 1er janvier 2021. Le nombre total de voitures-radars banalisées devrait être porté à 450 d'ici la fin de l'année 2021.

Dans le détail, 302 d'entre elles sont conduites par les forces de l'ordre et 83 par des conducteurs employés par des sociétés privées. Selon la Sécurité Routière, cette pratique qui consiste à sous-traiter les missions de la police permettrait aux forces de l'ordre de se concentrer sur d'autres infractions et délits routiers.

Où roulent les voitures banalisées équipées de radars ?

Selon les dernières données disponibles, les radars embarqués dans des voitures banalisées circulent actuellement sur les routes des régions Bretagne, Normandie, Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire. Mais des expérimentations sont en cours pour les déployer également dans les régions de Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine.

Comment contester un PV ?

Il est désormais possible de contester un PV en ligne si vous avez été flashé par un radar (qu'il soit fixe, mobile ou embarqué). Il suffit de se rendre sur le portail dédié : www.antai.fr, puis de cliquer sur   « DÉSIGNATION OU CONTESTATION », sur la page d'accueil. Vous bénéficiez d'un délai de 45 jours pour effectuer cette démarche en ligne (tout comme par courrier).

FAQ Voiture banalisée

  • C'est quoi une voiture banalisée ?

    Une voiture banalisée est un véhicule de police dont les signes distinctifs ont été volontairement retirés, afin qu'il ne puisse par être repéré.

  • Le flash d'une voiture-radar est invisible. C'est une caméra infrarouge placée sur le tableau de bord du véhicule qui enregistre les infractions.

  • Parmi les voitures-radar banalisées, les Renault Megane cinq portes, les Dacia Sandero Stepway, les Citroën Berlingo, et les Peugeot 208, 308 et 508 seraient les modèles les plus fréquents.

  • Une voiture-radar être identifiée grâce à ses équipements : un boitier sur le tableau de bord (la caméra infrarouge), deux caméras situées derrière le pare-brise avant, à droite et à gauche, et au flash infrarouge situé au milieu du pare-chocs avant, sous la plaque d'immatriculation.

  • La caméra infrarouge d'une voiture-radar se situe à l'avant du véhicule. Elle peut flasher les véhicules situés devant elle, qui la dépasse ou qui la croise dans le sens inverse.

  • Les radars embarqués n'ont pas une aussi grande portée que les radars fixes. L'objectif est de flasher les véhicules qui croisent ou dépassent la voiture banalisée.

  • Une voiture banalisée est une voiture de police ou de gendarmerie « maquillée » en voiture civile, mais elle fonctionne comme une voiture de police, son but est de traquer les infractions de façon plus discrète.

  • Un nombre croissant de voitures-radar sont conduites par des salariés d'entreprises privées. Pour postuler auprès de ces entreprises, il faut souvent se soumettre à quelques conditions strictes : avoir un permis de conduire doté d'au moins 10 points et un casier judiciaire vierge, par exemple.

  • Les radars mobiles peuvent être embarqués dans des voitures banalisées ou posés sur des trépieds au bord de routes. Dans les deux cas, ils produisent un flash infrarouge invisible qui permet de sanctionner les conducteurs qui les croisent sur plusieurs kilomètres.

  • Certains radars fixes continuent de produire un flash visible, mais les nouveaux dispositifs, comme ceux embarqués à bord des voitures banalisées utilisent une technologie infrarouge invisible aux yeux des conducteurs.

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