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L'expérimentation de cannabis thérapeutique débutera en septembre 2020

Publié par le , Mis à jour le 31/01/2020 à 11:36

L'expérimentation de cannabis thérapeutique débutera en septembre

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a récemment dévoilé le cadre de l’expérimentation de cannabis thérapeutique en France. De septembre 2020 à septembre 2022, les effets seront testés auprès de 3 000 patients. Une question reste toutefois en suspens : où trouver le cannabis ?

La culture des plants contenant des taux supérieurs à 0,2 % de THC est interdite

Le 25 octobre dernier, les députés votaient un amendement autorisant pour deux années une expérimentation de l’usage médical du cannabis. Une décision attendue et dont les contours viennent récemment de se préciser. Il y a quelques jours l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé que les premiers tests devraient débuter en septembre. « L’objectif, c’est que l’expérimentation puisse être proposée aux patients à la rentrée 2020 », a précisé la directrice générale adjointe de l’ANSM, Christelle Ratignier-Carbonneil. Il reste donc moins de huit mois à l’agence pour finaliser le cadre de ses essais mais aussi trouver les modalités permettant de fournir le traitement.

« Septembre, c’est demain, c’est très proche », a rappelé Christelle Ratignier-Carbonneil. Une question se pose alors : où se procurer du cannabis thérapeutique en quantité suffisante pour mener à bien les expérimentations ? En France la loi interdit la culture des plants contenant des taux de THC supérieurs à 0,2 %. Pour être dans les temps, l’ANSM envisage donc « d’avoir recours à des producteurs étrangers ».

Un cannabis thérapeutique « made in » France ?

L’Agence du médicament précise toutefois que, « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (...), il pourra être retenu ». Comment faire ? Actuellement le ministère de la Santé et le ministère de l’Agriculture se réunissent afin de lancer une production française de cannabis. Parmi les exploitants intéressés, InVivo, l’un des premiers groupes agricoles coopératifs français, s’est déjà manifesté en déposant demande auprès de l’ANSM.  

Dans la Creuse on se dit également prêt. Eric Correia, président de l'Agglomération du Grand Guéret a expliqué au journal Le Parisien que tout était prêt. « Tout est prêt, nous n'attendons plus que les autorisations. Les déclarations en fin d'année du gouvernement, la mise en place ces derniers jours d'une commission d'études, nous donnent l'espoir d'un démarrage, pour une filière qui est actuellement chez nous en ordre de marche ».

Un produit contrôlé pendant toute la durée de l’expérimentation

Les producteurs, qu’ils soient français ou étrangers devront se plier à un cahier des charges et transmettre des informations précises concernant les plantes pour être sélectionnés : « mode de culture, mode de sélection, conformité aux bonnes pratiques agricoles, teneurs en THC/CBD, terpènes… », énumère l’ANSM. L’agence se chargera par la suite de contrôler chaque plante ou produit pendant toute la durée de l’expérimentation.

Dans le cadre de l’expérimentation, 3 000 patients souffrant de maladies graves vont être testés pendant deux ans. Pour le suivi, un registre électronique sera mis en place afin d’évaluer les « délais d’obtention d’un rendez-vous, les délais de dispensation après présentation de l’ordonnance, la facilité à trouver une pharmacie (…), les posologies dispensées ». Concernant le cannabis prescrit, l’agence a rappelé qu’il sera consommé sous forme d’huile ou de fleurs séchées, la voie fumée étant écartée en raison des effets nocifs de la combustion sur la santé.

 
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