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Le mal-logement augmente, le nombre d‘habitations vacantes aussi

Publié par le , Mis à jour le 31/01/2020 à 11:36
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En France, la part de logements vacants ne cesse de grimper. Chaque année, 100 000 habitations de plus deviennent inhabitées. Un phénomène intolérable pour la Fondation Abbé Pierre qui milite pour que ces biens soient récupérés. Selon son rapport annuel, près de 15 millions de personnes sont actuellement touchées par la crise du logement.

3,1 millions logements vacants en France

Aujourd’hui en France, et selon les statistiques de l’INSEE, 8,5 % des 36,6 millions d’habitations en France sont vides, soit un total de 3,1 millions de logements. Pire, ce phénomène ne cesse de s’accentuer chaque année, à raison en moyenne de 100 000 logements vacants de plus par an. Aucune ville n’est épargnée, y compris celles à forte pression immobilière. Ainsi, à Paris, la part d’habitations inhabitées a augmenté de 0,7 point entre 2010 et 2015. Aujourd’hui, 8,3% des logements parisiens sont qualifiés de vides, soit plus de 113 000 biens. Pour la mairie ce taux est encore plus important : 17 %, soit environ 232 000 logements. Un écart important qui s’explique par le fait que la municipalité considère comme biens vides les résidences secondaires et autres logements occasionnels. L’INSEE, elle, les sépare dans son recensement.

Jugés « préoccupants », ces chiffres sont, selon le premier adjoint à la maire Emmanuel Grégoire, imputables à la présence toujours plus importante de plateforme de locations touristiques. « À Paris, seulement 82 % des logements sont des résidences principales, souligne-t-il. Ce chiffre a chuté de 3,3 % ces cinq dernières années en raison de la hausse des résidences secondaires et des meublés touristiques type Airbnb. C'est pourquoi nous réclamons des outils réglementaires plus efficaces. Il faut inciter les propriétaires à remettre ces logements inoccupés sur le marché immobilier ».

Un plan de lutte contre les maisons et les appartements vacants

Dans quelques jours, Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, devrait annoncer les contours d’un plan de lutte contre les maisons et les appartements vacants. En novembre dernier le ministre expliquait aux professionnels immobiliers les raisons de ce plan : « Il y a un défi qui est la question de la vacance, je suis absolument persuadé qu'on doit s'appuyer sur vous pour lutter contre ce fléau qui peut résulter de ce manque de confiance entre propriétaires et locataires. Cela passe par des primes à la rénovation, par un renforcement des moyens de l'Anah, et dans les prochaines semaines, j'annoncerai un grand plan pour lutter contre la vacance des logements dans notre pays et je compte vous y associer ».

Aujourd’hui, le propriétaire ou usufruitier d'un logement inoccupé depuis au moins un an et situé en zone tendue est soumis à la taxe sur les logements vacants (TLV). Il existe néanmoins certaines exceptions :

  • Si le logement est vacant contre sa volonté,
  • Si le logement est occupé plus de 90 jours de suite (3 mois) au cours d'une année
  • Si le logement nécessite d’importants travaux pour être habitable
  • Si le logement est une résidence secondaire meublée soumise à la taxe d'habitation

Près de 15 millions de Français touchés par la crise du logement

Attendu par les municipalités, le plan gouvernemental l’est aussi par des associations telles que le Fondation Abbé Pierre. Comme chaque année cette dernière a remis son rapport sur l’état du mal-logement en France. Selon la Fondation le constat est toujours aussi dramatique : près de 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement. Les estimations font état d’environ un million de personnes privées de logement personnel et de 3 millions subissant des situations de logement très difficiles. Pour faire face à cette crise, la Fondation milite pour la construction de nouveaux logements, mais aussi pour récupérer ceux inoccupés.

 
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3 RÉACTIONS
Halbouchi 10/02/2020 à 13:48
Pas de logement pas d'assurance ; cela fait 5 ans que je cumule les dossiers au logement maman seul avec 3 enfants dont mon dernier reconnu handicapé par la MDPH et prioritaire DALO depuis 3ans je fini par habiter a l'hotel (115) toute une famille dans un seul chambre .
Nzayambela 04/02/2020 à 15:25
Bonjour c d’image pendant que t’a beaucoup de gens qui traine les rue
krieg 03/02/2020 à 22:49
la législation française est devenue tellement contraignante pour les bailleurs et la fiscalité atteint des sommets. Les bailleurs deviennent donc très réticents parce qu'il est quasi impossible de faire sortir un locataire indélicat et que les loyers nets ne permettent plus de moderniser les logements pour répondre aux standards d'une réglementation de plus en plus pointue. En conclusion certains ne louent plus parce qu'ils ne veulent plus avoir à supporter les tracasseries des locataires et juste conserver leur bien et d'autres parce qu'ils n'ont pas les moyens de remettre leur local en état.

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