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Le médicament princeps moins bien remboursé depuis le 1er janvier

12 janv. 2020 Arthur Pied 1052 vues

Depuis le 1er janvier, les médicaments non-génériques (« princeps ») ne sont plus aussi bien remboursés. Désormais, le calcul de la prise en charge se fait sur la base de remboursement des médicaments génériques qui sont, en général, moins chers.

Le générique moins cher de 30 à 40 %

Nouveauté en pharmacie : le remboursement des médicaments au prix des génériques. En France, depuis le début de l'année, soit le 1er janvier, un patient qui refuse sans justification un médicament générique qui lui est proposé en pharmacie paye plus cher. S’il souhaite absolument avoir le médicament d’origine, dit « princeps », le patient sera moins bien remboursé. En effet, le calcul de la prise en charge se fait désormais sur la base de remboursement d’un médicament générique. Un médicament qui est en général moins cher de 30 à 40 % qu’un médicament de marque.

Cette mesure, prévue depuis 2018, est la conséquence d’une des mesures de la loi de financement de la sécurité sociale 2020 devant permettre à la Sécurité sociale de réaliser une économie de 100 millions d'euros en année pleine. Celle-ci vise également à renforcer l'usage des médicaments génériques. Accusée de vouloir supprimer les médicaments non-génériques, la direction de la Sécurité sociale rappelle que ces derniers seront toujours disponibles : « Les patients conserveront la possibilité de choisir le médicament non-générique, mais, dans ce cas, ils seront remboursés sur la base du prix du générique le plus cher ».

Les Français apparaissent toujours comme de petits consommateurs de médicaments génériques, surtout au regard de nos voisins européens. Alors que 37 % des médicaments remboursables vendus en 2018 en France étaient des génériques, ce taux dépassait les 80 % en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Un phénomène qui s’explique notamment par un plus faible nombre de médicaments génériques proposés. La même année, seuls 38 % des médicaments « princeps » étaient inscrits dans le répertoire des médicaments génériques. Concrètement, seuls 38 % pouvaient être fabriqués par d'autres laboratoires et vendus moins cher.

Les pharmaciens en première ligne

Pour convaincre les Français et leur expliquer les vertus des génériques, les pharmaciens seront donc au premier rang. Un rôle qui leur était déjà dévolu jusqu’à présent. Seule différence : quand le médecin ajoutait sur son ordonnance la mention « non substituable », le pharmacien devait délivrer au patient le médicament de marque.

Si les mentions « non substituable » ou « NS » ne permettront plus aux patients d’avoir le princeps tout en étant remboursés au prix fort, quelques exceptions demeurent. Un médecin pourra s’opposer à la substitution du médicament original par un générique dans trois situations précisées par un arrêté en date du 12 novembre 2019 :

  • Pour la prescription d’un médicament « à marge thérapeutique étroite » (quand un patient est stabilisé par un médicament) ;
  • Si le patient est intolérant ou allergique à « un excipient à effet notoire » absent du princeps mais présent dans les génériques ;
  • Pour un enfant de moins de six ans, « lorsqu'aucun médicament générique n'a une forme galénique adaptée et que le médicament de référence disponible permet cette administration ».
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