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Les tarifs des péages autoroutiers vont augmenter de 1 % à 1,5 %

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Autoroutes : augmentation des tarifs des péages en 2020

Comme chaque année, les tarifs des péages autoroutiers évoluent en fonction de l’inflation. Pour 2020, la hausse devrait être de 1 % à 1,5 %. Une nouvelle qui pourrait « faire renaître des mouvements de contestations forts », selon l’association 40 millions d’automobilistes​.

Une hausse annuelle prévue lors de la privatisation des concessions d’autoroutes

Un phénomène inéluctable. Le secrétaire d’État en charge des transports, Jean-Baptiste Djebbari, invité du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », a annoncé que les tarifs des péages autoroutiers allaient augmenter de 1 à 1,5 % à partir du 1er février 2020. Une hausse prévisible et inéluctable. Chaque année, depuis la privatisation des concessions d’autoroutes en 2006, le prix des péages évolue en fonction de l’inflation mais également des redevances de l’État ou des travaux. En février 2019, les prix avaient ainsi augmenté de 1,8 à 1,9 %.

Cette augmentation est d’autant plus inévitable qu’elle résulte d’un accord signé entre les sociétés autoroutières et l’État. Les contrats de concession des autoroutes prévoient ainsi une évolution des tarifs selon l’inflation du mois d‘octobre. « Chaque année, [cette hausse] est prévue par les contrats. Je ne peux que le déplorer, en tant que citoyen, mais ça a été signé par des hommes politiques et des femmes politiques au pouvoir », explique Jean-Baptiste Djebbari.

Pour comprendre cette hausse, le secrétaire d’État en charge des transports souligne également le poids des travaux réalisés dans le cadre du « plan autoroutes » de François Hollande. Evalué à 700 millions €, ce plan comprenait notamment la création de places de stationnement réservées au covoiturage.

Les chances de voir baisser les prix dans les prochaines années sont de fait presque inexistantes. Surtout qu’une augmentation exceptionnelle (+ 0,26 %) vient s’y ajouter chaque année jusqu’en 2023. Cette décision, prise par Ségolène Royal, alors ministre de l’Environnement, faisait suite au gel des prix en 2015. Une mesure qui représente pour les usagers un surcoût de 500 millions €.

Les tarifs des péages augmentent plus vite que l’inflation

Du côté des automobilistes et des associations les représentant, la colère est palpable. « Ces augmentations sans cesse au-delà de l’inflation mêlées à des taxes incessantes sur l’usage de l’automobile, l’impact sur la mobilité des Français pourrait rapidement devenir dramatique et faire renaître des mouvements de contestations forts dans notre pays », estime d’ailleurs l’association 40 millions d’automobilistes. Les autoroutes étaient (sont) en effet devenues l’une des cibles principales des gilets jaunes.

La colère des automobilistes s’appuie notamment sur le fait que les tarifs des péages augmentent plus vite que l’inflation. D’après des calculs du Parisien, entre 2011 et 2018, le prix des péages a augmenté de 9,5 %, contre 8,49 % pour l’inflation, selon l’Insee. Une situation déjà mise en exergue par l’Autorité de la concurrence dans un rapport datant de 2014.

Dans les contrats signés entre les sociétés concessionnaires (SCA) et l’État en 2006, les premières ne peuvent pas augmenter leurs tarifs annuels au-delà de 70 % de l’inflation. Pour revoir les prix à la hausse, les SCA profitent dès lors de clauses particulières leur permettant de pratiquer des « hausses additionnelles » en cas de travaux. Problème : comment évaluer le coût de ces travaux ? « Personne n’est vraiment en capacité d’évaluer si le montant des travaux affichés par les sociétés pour justifier une hausse additionnelle du prix des péages correspond au coût réel des travaux réalisés », dénonçait en janvier dernier à Libération un ancien cadre supérieur d’une société d’autoroutes.

Une gestion des autoroutes par l’État ?

Face à ces augmentations incessantes et la colère croissante des automobilistes, peut-on imaginer l’État reprendre la main ? « Nous pourrions être « démagos » et dire que l’État ne respecte plus aucun contrat, avec les entreprises privées ou même avec les citoyens. Je ne crois pas que ce soit un discours raisonnable », explique Jean-Baptiste Djebbari. Pourtant, le secrétaire d’État en charge des transports le concède, l’idée de revoir l’État gérer des autoroutes dans les prochaines années est possible. « J’avais fait une proposition qui visait à dire qu’entre 2031 et 2036, les plus grosses concessions autoroutières arrivent à échéance, et qu’il faut donc préparer la suite », ajoute-t-il.

Pour reprendre le contrôle, l’État va toutefois devoir batailler. Outre la hausse additionnelle accordée en 2015, les SCA ont obtenu une prolongation de leurs concessions, et ce pour 3 à 5 ans. Pour Jean-Baptiste Djebbari, les deux options sont envisagées dans le futur : laisser la gestion des autoroutes et des routes non concédées aux concessions ou une reprise de cette gestion par l’État.

 
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2 RÉACTIONS
Encore une fois les comptes restent opaques..des travaux!! Quels montants? On ne peut savoir.augmentations justifiées ? On ne peut savoir.!!! Oui la voiture est indispensable mais on en paye cherement le prix.assurance amende stationnement peage.diesel ou pas diesel ..hybride ou électrique. Permis de conduire.carburant Toujours au prix fort.il ne nous reste plus qu a reduire voire si on peut supprimer l usage de la bagnole.devant la baisse de la demande tous les prix baisseront...a suivre.
C est un scandale d état !! Et ils en préparent un autre avec les Aéroports de Paris !! Après dire que l état ne peut rien faire j ai franchement des doutes !!! Pour ne pas indexer les retraites sur l inflation ils n ont pas hésité !!!

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