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Pour réduire la pollution, Rotterdam paye les automobilistes

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Auto : faites-vous payer pour lutter contre la pollution

Alors que la pollution automobile ne cesse de faire l’objet d’études toujours plus alarmantes, certaines villes ont décidé d’innover pour réduire la circulation. Aux Pays-Bas, la commune de Rotterdam paye les automobilistes acceptant de laisser leur voiture au garage.

Des initiatives pour lutter contre la pollution automobile

Restriction de circulation, interdiction de certaines motorisations, instauration de péages urbains, etc. : les mesures ayant pour objectif de réduire la pollution dans les villes ne cessent de fleurir dans des villes françaises et plus généralement européennes. Des mesures nécessaires, mais qui, par leur caractère coercitif, passent mal auprès de certains automobilistes. C’est pourquoi quelques communes ont décidé de trouver des solutions plus ou moins originales. L’agence de l’environnement Ademe s’est justement penchée sur ces villes qui rivalisent de créativité pour se passer de voitures et lutter contre la pollution.

Parmi ces mesures, certaines pourraient rencontrer un grand succès. C’est notamment le cas de celle prise par Rotterdam aux Pays-Bas. Pour convaincre ses habitants de ne pas prendre leur voiture, la municipalité a décidé de les payer. Cette initiative, nommée le péage positif, permet aux Rotterdamois de gagner 3 euros par trajet de bus ou de métro. La ville contrôle par le biais de radars, les automobilistes qui doivent être récompensés en s’assurant que la plaque d’immatriculation de leur véhicule n’est pas contrôlée durant la journée.

Une idée similaire avait été soumise par la municipalité lilloise avant que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) ne retoque le projet en raison de l’utilisation des radars. Pour mettre en œuvre une telle mesure en France, il serait alors nécessaire de modifier la loi.

Rotterdam n’est pas la seule ville du Vieux Continent à avoir été saluée par l’Ademe. Si le dispositif Crit'Air est bien connu des Français, Madrid (Espagne) en a quelque peu modifié les règles. Dans la capitale espagnole, moins on pollue moins on paie pour utiliser sa voiture en ville.

A Paris, pas de récompenses mais des aides financières

En France, s’il n’existe aucune mesure similaire à celle prise à Rotterdam, des aides financières peuvent être apportées aux automobilistes souhaitant abandonner leur voiture personnelle. C’est le cas à Paris, où la municipalité incitr les automobilistes à recourir à des modes de déplacements propres. Pour les particuliers, la mairie encourage notamment à l’utilisation du deux-roues électrique avec une subvention de 400 euros, (600 euros pour les vélos-cargos), dans la limite de 33 % du prix d’achat. L’abandon d’un véhicule personnel donne également droit à une prise en charge de l’abonnement annuel Velib’ ou Navigo.

Les utilisateurs de véhicules électriques bientôt payés ?

Les Français pourraient toutefois eux aussi gagner de l’argent en se déplaçant mieux. En mai dernier, EDF avait annoncé son intention de proposer aux propriétaires de voitures électriques de les rémunérer lorsqu'ils ne s'en servent pas pour exploiter l'énergie de la batterie. Avec Dreev - une co-entreprise fondée avec la start-up californienne Nuvve - EDF compte profiter des véhicules électriques immobiles. « Tout le monde ne sait pas qu’un véhicule électrique reste statique pendant 96% du temps, ce qui offre une large plage de temps pour exploiter l’électricité contenue dans la batterie », expliquait au Figaro, Eric Mévellec, le dirigeant de Dreev. Si l’offre pourrait ne concerner dans un premier temps que les entreprises et les collectivités, cette offre pourrait concerner les particuliers d'ici deux ans.

 
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1 RÉACTION
Bonjour, Dites le aux personnes qui sont seule et invalide ne pouvant se déplacer que si un voisin , ou autre les conduisent faire leurs achats et avec un retour bien chargé, c'est une absurdité c'est comme le tabac fermons les entreprises qui le fabrique à la place d'augmenter le prix qui rapporte plus à l'état mais là c'est le chômage qui guette , et le médiator qui a été vendu en connaissance de cause arrêtons d'être hypocrite commençons par les GROS Pollueurs S V P .

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