Location : un dossier sur cinq falsifié en région parisienne

Publié par Astrid Verdun le 08/06/2022 à 11:15 , Mis à jour le 06/09/2022 à 10:51

Louer un logement peut être un véritable parcours du combattant. Les conditions à remplir pour les locataires sont strictes alors certains d'entre eux, pour pouvoir se loger de manière décente, n’hésitent pas à modifier leurs documents officiels. 

Location : tricher pour accéder à un logement

Ils gonflent leur salaire sur leurs fiches de paie, ils changent un CDD en CDI… Tous les moyens sont bons pour pouvoir se loger.

Dans les grandes villes à forte densité, les dossiers de locataires d’étudiants avec garants sont souvent privilégiés aux jeunes actifs aux faibles revenus. La solution semble toute trouvée pour un jeune actif de 26 ans, au salaire variable, qui cherchait un logement à Paris ; il explique à France Info avoir récupéré son certificat de scolarité de son école précédente et avoir modifier les dates sur un logiciel de retouche. “Il suffit d’envoyer ce document falsifié et les documents attestant des revenus de mes parents, et l’appartement je l’ai eu tout de suite”. Compliqué pour les jeunes de se loger mais aussi pour d’autres comme les familles monoparentales ou les plus de 65 ans, ce qui pousse de plus en plus de gens à se tourner vers des solutions illégales.

Selon une étude récente d’Imodirect, 1 dossier sur 5 serait falsifié en région parisienne soit environ 20 %. Dans le reste de la France, ce sont 10 % des dossiers en moyenne qui sont modifiés pour convenir aux loueurs.

Faire face aux critères stricts des agences et des propriétaires

Très frileux, les agences immobilières et les propriétaires ont des exigences draconiennes : un revenu mensuel équivalent à trois fois le montant du loyer, un CDI, des garants… Cela s’explique par la peur de se retrouver avec des loyers impayés et dans l’impossibilité d’expulser rapidement les locataires.

Mais face à cela, impossible parfois pour des locataires honnêtes et sérieux de pouvoir se loger avec de telles demandes. Ceux-ci se retrouvent alors à prendre de grands risques. L'abus de confiance est une infraction pénale passible de 3 ans de prison et 375 000 euros d'amende. Si elle est qualifiée de “faux et usage de faux”, la fabrication et l'usage de faux documents peut coûter jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.

A noter que, selon PAP. fr, seuls 54 % des bailleurs vérifient l'authenticité de chacun des documents qui leur sont présentés. 

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