Vers une disparition des trottinettes en libre-service à Paris ?

Publié par Jordan Hervieux le 15/11/2022 à 15:50 , Mis à jour le 15/11/2022 à 16:34

Une majorité des élus du Conseil de Paris s’est déclarée en défaveur d’un renouvellement du contrat liant la ville de Paris aux opérateurs de trottinettes. 

“On demande à ce que les contrats ne soient pas renouvelés”

Lime, Tier, Dott. Voici autant d’opérateurs qui permettent aux parisiens de pouvoir utiliser en libre-service ces trottinettes depuis plusieurs années. Mais serait-ce la fin de ce service ? En effet, selon BFM, plusieurs groupes d’élus de la capitale souhaitent interdire, ou a minima réguler fortement, la mise à disposition des trottinettes électriques en libre-service dans les rues de Paris. Une question qui sera étudiée la semaine prochaine au Conseil de Paris. 

Pour les élus du Modem, les contrats liants la mairie avec des opérateurs comme Lime, Tier ou Dott, ne doivent pas être renouvelés jusqu’au mois de février 2023. “On demande à ce que les contrats ne soient pas renouvelés” a indiqué Maud Gatel, présidente du groupe Modem au Conseil de Paris. La députée de Paris a également ajouté vouloir renforcer la sécurité avant la fin du contrat.

On demande l'interdiction d'utilisation aux mineurs comme ça se fait dans d'autres villes, notamment à Lyon, et la mise en place par les opérateurs de l'impossibilité technique de démarrer les trottinettes si vous êtes plus d'une personne. Notre but, c'est de demander à terme l'interdiction des trottinettes en libre-service” a-t-elle déclaré. 

La droite demande des améliorations

Du côté de la droite, les élus n’ont pas signifié vouloir une interdiction, mais penchent plutôt pour un meilleur encadrement de l’utilisation de ces moyens de locomotion. Le groupe de Rachida Dati serait plus en faveur d’une installation de plaques d’immatriculation sur les trottinettes pour rendre les verbalisations plus simples. Autre solution évoquée : l’extension des zones limitées à 10 km/h. Le maire du XVe arrondissement de Paris, Nicolas Jeanneté, souhaite de son côté “l'obligation pour les opérateurs de demander de scanner la pièce d'identité pour éviter que les mineurs ne prennent ces trottinettes”. 

Pour les élus d’Europe écologie les Verts, les usages par les Parisiens provoquent une augmentation significative du nombre d’accidents, mais aussi le stationnement anarchique de ces véhicules. En septembre dernier déjà, David Belliard, adjoint EELV à la mairie de Paris, avait menacé les opérateurs de trottinettes en libre-service de ne pas reconduire le contrat qui les unis à la Ville. Accompagné d’Emmanuel Grégoire, le premier adjoint du parti socialiste en charge de l’urbanisme, il avait “demandé aux opérateurs de revenir d'ici un mois avec des propositions d'innovation et d'évolution du service sur l'occupation de l'espace public et la sécurité”. 

1 000 emplois en jeu

Les opérateurs se sont depuis exécutés et défendu via un rapport remis aux élus de la capitale en octobre dernier. Afin de faire pression sur les élus, ils avaient alors déclaré que la disparition des trottinettes “provoquerait la destruction de 800 emplois directs, et 200 indirects”. Le directeur marketing de Dott, Mathieu Faure, a pour sa part, proposé au Conseil de Paris, l’immatriculation de l’ensemble des trottinettes électriques de sa marque et la vérification de l’identité des utilisateurs de ce service. Reste à savoir si cela sera suffisant pour convaincre les élus parisiens de ne pas supprimer cette mise à disposition. 

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