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La filiale française d'Allianz dévoile ses plans pour les 5 prochaines années

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La filiale française d'Allianz a été désignée pour réformer la distribution du groupe

Allianz France compte révéler cette année son nouveau plan stratégique pour les cinq prochaines années à venir. Pour le moment, aucune ligne précise de ce plan n'a été dévoilée, mais l'on sait déjà que plusieurs ajustements sur des secteurs décisifs vont être opérés par la filiale française. Est principalement en cause la dégringolade des rendements du fonds en euros.

Épargne : Allianz veut orienter sur des unités de compte (UC)

« Il n'y aura pas de rupture » par rapport à ce que la filiale française de l'assureur allemand a « construit depuis plusieurs années », avait assuré Jacques Richier à l'Argus de l'assurance lors d'une interview réalisée en juin 2019. Mais quelques modifications seront nécessaires pour s'adapter au contexte actuel. « Le chemin vers lequel nous voulons aller et celui que le contexte – entre autres économique, financier et réglementaire – nous oblige à prendre sont différents. Nous devons donc nous adapter en cours de route », a communiqué une source interne à l'Argus de l'assurance.

En effet, les taux ont drastiquement chuté dans l'assurance vie. Pour le fonds en euros, ils sont extrêmement bas, voire même parfois négatifs. À l'instar de nombreux autres assureurs vie et bancassureurs, Allianz a vu son taux de rendement se réduire, de 1,20 % en 2019 contre 1,70 % en 2018 (net de frais). De facto, les épargnants souhaitant investir l'intégralité ou une très grande majorité de leur capital sur du fonds en euros ne seront plus les bienvenus. « Ils auront du mal à trouver chez nous du fonds 100 % euros », a affirmé Jacques Richier durant un déjeuner de presse à La Défense le 2 décembre.

Ainsi, Allianz veut orienter ses épargnants sur des placements plus risqués, mais également beaucoup plus rentables : les unités de compte (UC). Il faudra désormais 30 000 euros de versement initial dont 30 % investis sur des unités de compte pour pouvoir prétendre à l'offre d'assurance vie multisupport de l'assureur allemand. À savoir que l'ancien plancher de souscription était à 5 000 euros.

« Cela ne va pas changer radicalement notre cœur d'activité », modère Anne Lamotte, leader de l'écosystème Mon Avenir de la filiale française. Il faut dire que l'encours moyen sur cette offre était d'environ 50 000 euros, bien au delà des 30 000 exigés aujourd'hui. Certes, une médiane serait plus pertinent qu'une moyenne pour juger de façon plus objective l'impact de cette nouvelle donnée.

Réhabiliter le PER avec la loi Pacte (PERin)

En dehors de l'assurance vie, Allianz mise beaucoup sur les plans d'épargne retraite (PER). « La loi Pacte a relancé la carte du PER. Il va y avoir une implication des entreprises – qui peuvent bénéficier d'avantages fiscaux – sur ce produit. Par ailleurs, dans les PER, il y aura une partie d'asset management, avec des offres essentiellement constituées d'UC », allègue le président d'Allianz France. À titre informatif, il faut savoir que le gouvernement a lancé le PERin (PER individuel) le 1er octobre 2019 dans le cadre de la loi Pacte. Il pourrait également remplacer des contrats actuellement en vigueur tels que le Perp, Madelin ou même Perco au 1er octobre 2020.

Harmoniser ses filiales pour plus d'optimisation dans la gestion

En avril 2019, le groupe avait entamé le programme Allianz Customers Model (ACM) avec pour objectif d'harmoniser les pratiques de ses différentes filiales d'ici 2023. Bien entendu, ce projet de transformation engendre quelques retombées sur la filiale française.

Quatre thèmes sont abordés par le projet :

  • les produits,
  • les processus de gestion,
  • la gestion des sinistres,
  • la distribution.

La filiale française d'Allianz a été choisie pour diriger ce dernier thème, la distribution. C'est Franck Le Vallois, membre du comité exécutif d'Allianz France en charge de la distribution, qui a été réquisitionné pour prendre la tête des travaux. Déjà sur les routes du pays pour rencontrer les réseaux de distribution, il désire les impliquer davantage et améliorer leur rémunération. « Elle doit davantage valoriser le conseil et le service que la seule vente du produit. Il faut aligner les intérêts de l'ensemble des parties prenantes », souligne-t-il.

Revoir le fonctionnement du service client

Enfin, c'est le service client de l'assureur qui a vertu à être mis à jour. Il devrait devenir « proactif ». « Aujourd'hui, quand un client nous appelle, il veut une réponse immédiate. C'est ce que l'on appelle le first contact resolution. Pour répondre à cette attente, nous avons entrepris de transformer la direction Service clients, avec l'objectif de passer d’un modèle réactif à un modèle proactif. Nous avons commencé à rapprocher les équipes de front et back-office. Pour favoriser la créativité, l'autonomie et la responsabilisation des collaborateurs, nous sommes aussi en train de déployer des méthodes agiles dans les centres opérationnels. Pour nous, la satisfaction du client ne peut passer que par une satisfaction accrue du collaborateur. Dans ce sens, ce sont dorénavant les salariés eux-mêmes de la partie vie et santé qui fixent leurs objectifs. Là aussi, l'ambition est de déployer cette nouvelle approche auprès des équipes IARD et indemnisation. La prochaine étape de notre transformation sera de définir le rôle du manager de demain dans cette nouvelle organisation », a communiqué Anne-Sophie Grouchka, membre du comité exécutif et directrice service client d’Allianz France.

 
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