Actualité Groupama

Coronavirus : le rapatriement est un sujet complexe pour les assureurs

Publié par le , Mis à jour le 14/04/2020 à 15:15

Les acteurs de l'assistance et le ministère des Affaires étrangères cherchent des moyens de rapatriement des Français à l'étranger

Le coronavirus COVID-19 apparu en Chine dans le courant du mois de décembre 2020 continue de progresser à une vitesse fulgurante. À l'heure actuelle, il est présent dans 116 pays et territoires et de plus en plus de restrictions de déplacement sont adoptées par les différents gouvernements. Face à la complexité de la situation, les assureurs sont quelque peu désemparés. Thierry Martel, directeur général de Groupama a fait le point ce vendredi 13 mars.

Le coronavirus COVID-19 se répand et les restrictions de déplacement se multiplient

Face à la progression alarmante du coronavirus COVID-19, de nombreux pays ont pris des mesures pour restreindre les déplacements. Les pays frontaliers à la Chine ont barré l'accès, Donald Trump a fait annuler tous les vols de l'Europe aux États-Unis, en Europe, l'Italie a déjà fermé ses frontières et l'Allemagne effectue des contrôles minutieux à ses frontières.

En outre, certains pays ont déjà pris des mesures quant aux voyageurs provenant de France. Les pays suivant ont interdit l'accès aux voyageurs en provenance de France : États-Unis, Guatemala, République Tchèque, Slovaquie, Arabie Saoudite, Israël, Liban, Kazakhstan, Inde, Bhoutan, Mongolie, et Corée du Nord. De plus, d'autres pays effectuent une mise en quarantaine immédiate pour les voyageurs provenant de l'Hexagone : Russie (Moscou), Kirghistan, Chine (Province du Yunnan, Hong Kong, Pékin), Mozambique, Malawi, Burundi, Ouganda, Libéria, Bosnie Herzégovine, Macédoine du Nord, Colombie, Pérou, Argentine.

Coordonner les rapatriements : un sujet complexe

Dans une telle situation, les assureurs sont des acteurs économiques clés. En effet, le besoin en couverture est plus important que jamais. Les compagnies d'assurance opérant dans l'assistance font face au « risque de rapatriement » de leurs clients voyageant à l'étranger. Et les démarches sont particulièrement complexes à mettre en œuvre tel que l'indique Thierry Martel : « Aujourd'hui, le sujet le plus délicat, c'est nos compatriotes qui sont à l'étranger et comment on peut les rapatrier : sous quels délais et dans quelles conditions », a-t-il expliqué pendant la présentation des résultats de l'entreprise.

Le directeur général de Groupama a également affirmé que le risque de rapatriement est celui auquel son groupe (Groupama Gan) est « confronté de manière plus urgente » à travers Mutuaide Assistance, sa filiale d'assistance. À savoir que le rapatriement sanitaire est une garantie présente dans tous les contrats d'assurance voyage ainsi que dans certaines cartes de crédit à condition qu'elle ait été utilisée pour financer le voyage.

« Le sujet s'est posé cette semaine avec des vacanciers sur des bateaux sur le Nil pour lesquels il a fallu organiser le rapatriement », a-t-il précisé. Et la question se pose aussi pour « tous les enfants en stage ou en formation à l'étranger ». Pour ce faire, l'aide du gouvernement sera bien entendu requise : « Sur ce plan, la manière de procéder est coordonnée par le ministère des Affaires étrangères où toutes les grandes sociétés d'assistance sont réunies régulièrement au quai d'Orsay pour voir au cas par cas et pays par pays comment on rapatrie nos compatriotes », a-t-il détaillé.

Une difficulté à estimer les risques

Mais en plus des complexités logistiques engendrées par la pandémie, il est pour l'instant extrêmement difficile d'en estimer les risques réels. En termes d'assurance, « il est très tôt, trop tôt pour mesurer l'impact de cette crise », estime Fabrice Heyriès, directeur général adjoint de Groupama. Il poursuit en mettant en lumière les garanties en cas de rapatriement : « on est dans la mise en œuvre des dispositions des contrats et les dispositions contractuelles ne sont pas homogènes : il faut regarder contrat par contrat, cas par cas, la situation qui se présente et notre filiale d’assistance pourra gérer ça », allègue-t-il. Cette filiale d'assistance « partagera avec nous les enseignements des différents cas de figure qui se présenteront, c'est vraiment trop tôt pour dire quelque chose de plus précis », conclut-il.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES