Covid-19, canicules : l'excès de mortalité en hausse de 6 %

Publié par Jordan Hervieux le 22/11/2022 à 17:04 , Mis à jour le 30/11/2022 à 14:11

Selon Santé Publique France, la France a connu un excès de mortalité de 10 000 décès pendant la période estivale de 2022. Le bilan le plus important depuis 2003.

Deuxième été le plus chaud depuis 1900

Plus de 10 000 décès. C’est le bilan de l’excès de mortalité cet été en France. En cause, la pandémie de Covid-19 et les multiples canicules, signes des conséquences meurtrières du réchauffement climatique. Selon l’estimation du bilan “Canicule et santé” de l’agence Santé publique France (SPF), ce deuxième été le plus chaud enregistré depuis 1900 a provoqué un excès de mortalité de plus de 10 420 personnes entre le 1er juin et 15 septembre. Soit une surmortalité de 6,1 %. Cet excès de mortalité est le plus important enregistré depuis la mise en place du Plan National Canicule en 2004. 

Durant les 33 jours de canicule qu’a connu la France entre juin et aout, l’excès de mortalité a été estimé à 2 816 décès, soit une surmortalité de 16,7 %. Le plus important ayant eu lieu lors de la deuxième vague de chaleur entre le 9 et le 27 juillet avec + 22,7 %. Ce bilan de surmortalité lors des canicules de l’été 2022 est le plus élevé depuis 2003. En effet, ce dernier avait causé 15 000 décès selon Santé publique France et avait entrainé la mise en place du plan “Canicule et santé”.

Le Covid-19, facteur d'aggravation 

Toutefois, l’agence de santé ne donne aucune précisions quant aux causes des décès. L’excès de mortalité constaté “ne peut pas être uniquement attribuables à la chaleur”, note SPF. En effet, lors des trois périodes de canicule en France, 894 décès ont été dénombrés dans les établissements de santé pour des cas de Covid. “Ces décès ne peuvent pas être soustraits de la surmortalité observée pendant les canicules” indique le rapport. Pour le SPF, la Covid “a pu augmenter la vulnérabilité à la chaleur pour certaines personnes, et l'exposition à la chaleur a pu aggraver l'état de certains malades”. 

Si l’excès de mortalité a touché toute la France, quatre régions ont cumulé près des deux tiers de ce dernier. Ces régions, situées dans le Sud-Ouest et le Sud-Est de la France, sont :

  • l’Auvergne-Rhône-Alpes (+473 décès),
  • l’Occitanie (+509 décès), 
  • la Nouvelle Aquitaine (+436 décès),
  • la Provence-Alpes-Côte-d'Azur (+316 décès).

Néanmoins, trois régions ont connu des plus fortes proportions d’excès de mortalité : la Bretagne, l’Île-de-France et le Grand Est. Par ailleurs, les personnes âgées ont été les plus impactées. En effet, sur les 2 816 décès en excès, 2 272 étaient des personnes âgées de 75 ans ou plus, soit environ 80 % des décès et 20,2 % d’augmentation

Une montée des températures et des hospitalisations

Si cette hausse de la mortalité cet été en France est inquiétante, la tendance n’est pas à l’optimisme. En effet, sur les huit derniers étés, les périodes de fortes chaleurs ont causé plus de 10 500 décès en excès sur le territoire, selon Santé publique France. Ces dernières éprouvent le corps, surtout chez les personnes les plus à risques comme les enfants, les personnes âgées, les travailleurs et les sportifs.

De ce fait, plus de 17 000 passages aux urgences et 3 500 SOS Médecins ont été recensés sur la période estivale. En Europe, une première estimation de l’OMS Europe faisait état d’au moins de 15 000 morts. Le continent européen est celui qui se réchauffe le plus vite, avec une hausse des températures plus de deux fois supérieure à la moyenne planétaire lors des trente dernières années, selon l’ONU.

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