Ecouteurs, boîtes de nuit... Plus d'un milliard de jeunes risquent une perte d'audition

Publié par Astrid Verdun le 21/11/2022 à 11:46 , Mis à jour le 30/11/2022 à 13:50

La perte d’audition guette entre un quart et la moitié des adolescents et des jeunes adultes dans le monde. En effet, ils pourraient être affectés par des troubles permanents, causés par leurs écouteurs ou les enceintes des discothèques. Face à ce danger, les spécialistes établissent des recommandations.

Des troubles auditifs permanents

Pour beaucoup de jeunes, écouter de la musique au casque ou avec des écouteurs est devenu un incontournable. Que ce soit dans les transports en commun, chez eux ou même en boîte de nuit, le son peut endommager leur audition. Selon une étude, publiée dans la revue scientifique BMJ Global Health, entre un quart et la moitié des adolescents et des jeunes adultes risquent une perte d'audition à cause du volume de leur musique. Cela peut également provoquer des acouphènes, ces sifflements ou bourdonnements que l’on entend sans qu’ils ne soient provoqués par une source extérieure. Les patients atteints de troubles auditifs consultent en grande partie à cause de ce problème, d’après de nombreux ORL. 

Sur 19 000 jeunes interrogés, la moitié reconnaît écouter de la musique trop fort. "Nous avons estimé qu'entre 0,67 et 1,35 milliard d'individus de 12 à 34 ans, à travers le monde, poursuivent des pratiques d'écoute dangereuses”, rapporte Lauren Dillard, coordinatrice de l’étude publiée par BMJ Global Health.

Attention aux décibels trop élevés

Alors que les professionnels de santé préconisent de ne pas dépasser 85 décibels sur 40 heures d'écoute en une semaine, le son lancé dans les écouteurs et les casques atteint souvent les 105 décibels et le son dans les salles de spectacles et sorties, de 104 à 112 décibels. Philippe Metzger, audioprothésiste, explique à France Info : "Vous avez un capital auditif, comme vous avez un capital soleil pour la peau. Une fois que vous avez utilisé ce capital auditif, il ne se régénérera pas".

Ainsi, pour les spécialistes, l’usage auditif des consommateurs doit être revu :“Il y a une responsabilité des individus qui écoutent de la musique ; c’est à eux de protéger leur audition et cela peut se faire par des biais assez simples. D’abord, nous voulons encourager la population à baisser le volume sonore et nous invitons également les gens à écouter de la musique sur des périodes de temps plus courtes”, détaille Lauren Dillard à BFM TV. D’après eux, les habitudes d’écoute peuvent encore être changées pour les jeunes générations.

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