Communiqués de presse de l'assurance

Coronavirus : les assureurs pris en étau !

Publié par le , Mis à jour le 15/06/2020 à 10:53

Soumis aux pressions conjuguées de l’Etat régulateur qui leur demande de contribuer plus, de leur mauvaise image dans l’opinion et de l’impact de la crise sur leurs résultats, les assureurs ont du mal à convaincre. Assurland.com décrypte.

C’est peu dire que les assureurs se sentent mal-aimés. 

Comme le montre un sondage d’Assurland.com en juin 2020, 80 à 90% des Français estiment qu’ils devraient payer plus, mais la plupart ne connaissent pas leur contribution. Après 2.3 Mds d’Euros de contribution de solidarité et 1.5 Mds d’Euros d’investissements dans le secteur de la santé, les assureurs pensaient avoir payé leur écot. 

C’est le moment choisi par Bruno le Maire pour exiger une contribution supplémentaire au profit des professionnels et établissements de santé. Difficile de résister à cette « demande », quand on connait le poids de la régulation de l’Etat dans l’assurance. Une demande qui s’accompagne d’une menace implicite de taxe supplémentaire

S’il est vrai que la crise a généré des baisses de sinistres, et donc de remboursements, sur certaines lignes de produits, comme l’automobile, l’habitation et dans une moindre mesure la santé, les résultats publiés par les grands assureurs cotés montrent bien qu’au global, ils ne sont pas épargnés par la crise.

Alors, pourquoi ce désamour plus prononcé que d’habitude dans l’opinion publique ?

Le hiatus vient sans aucun doute d’une divergence entre la réalité de l’industrie d’assurance et la vision qu’en a le grand public. Pour l’industrie, l’assurance est une activité commerciale qui accepte de couvrir un risque défini contre paiement d’une prime. Le mot-clé est ici le contrat d’assurance, qui fixe ce qui est couvert par l’assureur, les conditions de l’indemnisation et le reste à charge pour l’assuré. 

Le grand public a une vision beaucoup moins technique et juridique du métier, et l’assimile à une mission de protection financière, dominée par le concept de solidarité voire de quasi-service public. Une vision renforcée par l’exceptionnelle importance du mutualisme dans l’assurance Française. Et qui crée inéluctablement une frustration lorsque les clauses techniques du contrat ne sont pas à la hauteur de l’espérance des assurés. Les demandes d’indemnisation des pertes d’exploitation des entreprises, financièrement irréalistes car estimées à environ 60 Milliards d’Euros, en sont une bonne illustration.

Une divergence de vision dont on peut parier qu’elle a encore de beaux jours devant elle. Au grand dam des assureurs !

 
 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.
 

QUI SOMMES-NOUS ?

CONTACT