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Assurance pandémie : Assurland.com interviewé sur Europe 1

Publié par le , Mis à jour le 12/05/2020 à 16:28 , Source : Europe1

Les pertes d'exploitation liées à la pandémie : le débat agite les assurances

Assurée, pas assurée ? La pandémie est au coeur de tous les débats. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, comme avant lui le Président de la République Emmanuel Macron, a réitéré son appel aux assureurs « à être au rendez-vous » en faisant preuve « de plus de solidarité ». Le secteur n’en a-t-il déjà pas encore assez fait ? Assurland.com était sur Europe 1 pour apporter des réponses.

La pandémie, difficilement assurable

Un risque systémique

Nombre d’entrepreneurs se rendent compte avec l’épidémie de Coronavirus que leur assureur ne prend pas en charge le risque pandémique. « Quelques contrats existent, explique Olivier Moustacakis, cofondateur du comparateur d’assurances en ligne, mais la pandémie est un risque systémique. Le principe fondamental de l’assurance repose sur deux piliers : les statistiques pour pouvoir modéliser le risque, son coût, sa survenance… Et le principe de mutualisation, qui est tout aussi important. Tout le monde paie une petite prime, ou cotisation, pour indemniser une personne du groupe qui subit un sinistre. C’est le cas des inondations par exemple. Tout le monde n’en est pas victime en même temps. Ici, on parle de risque systémique ».

Des pertes d’exploitation chiffrées à 60 milliards d’euros

Chiffrer les pertes d’exploitation des entreprises, c’est possible ? « Les premières estimations font état d’environ 20 milliards d’euros par mois, constate le cofondateur d’Assurland.com. On devrait donc atteindre un peu plus de 60 milliards d’euros de pertes. Quand on sait que le chiffre d’affaires de l’assurance, sur la partie assurance de biens (auto, habitation, biens et responsabilités) représente 56 milliards d’euros de primes annuelles, on voit bien que les compagnies n’ont pas la capacité financière pour indemniser. D’autant qu’elles n’ont pas collecté de cotisations pour ce cas de figure. Même si les assureurs souhaitaient rembourser les entreprises, cela leur serait interdit par leur autorité de contrôle ».

Beaucoup de politique dans le débat

Inclure une assurance pandémie de façon systématique dans les contrats, comme le réclame le ministre de l’Economie, aurait un impact important. « Pour les entreprises, s’il y a une prise en charge obligatoire des pandémies dans les contrats d’assurances, cela signifie automatiquement une hausse des primes d’assurances des pertes d’exploitation. Et mécaniquement, certaines entreprises ne pourront plus s’assurer car cela coutera trop cher ». 

Les assureurs prennent des engagements

Gestes de solidarité et apports financiers

Comme le rappelle Olivier Moustacakis, toutes les annonces qui ont été faites par les assureurs (contribution au fonds de solidarité à hauteur de 400 millions d’euros, engagements financiers…) sont des mesures de solidarité. Certains ont pris des mesures a titre individuel,comme par exemple instaurer des remboursements de cotisations, ou maintenir la couverture des garanties,… 

La comparaison d’assurance pour réaliser des économies

Faire jouer la concurrence à toujours du sens. Il faut arriver à trouver à l’instant T le produit d’assurance qui correspond le plus à son profil. « Sur Assurland.com, les gens réalisent en moyenne 30 % d’économies » constate Olivier Moustacakis.

Bien regarder ses contrats d’assurances

Pour les professionnels, il faut se pencher très scrupuleusement sur ses contrats d’assurances et ne pas hésiter à contacter un avocat pour qu’il donne son avis. Certains contrats peuvent contenir des exclusions, notamment depuis l’épidémie de SRAS en 2002. Dans tous les cas, l’assureur indemnisera si le sinistre est pris en charge

Et concernant la période de confinement, les assureurs ont-ils vraiment réalisé des économies, demande le journaliste ? « Pendant le confinement, certains assureurs ont gagné de l’argent grâce à la forte baisse de la sinistralité en automobile, à hauteur de 750 millions d’euros environ », répond le cofondateur d’Assurland.com. Mais pour déterminer une évolution tarifaire à la hausse ou à la baisse, il faut une année globale. Et tout le monde risquant de se ruer sur son véhicule cet été, il pourrait y avoir une recrudescence des accidents sur les routes… « Le bilan réel se fera en fin d’année », conclut Olivier Moustacakis. 

https://www.europe1.fr/emissions/le-6-9/olivier-moustacakis-repond-aux-questions-des-auditeurs-deurope-1-3967934

 
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