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Assurland parle des catastrophes naturelles sur Europe 1

Publié par le , Mis à jour le 25/08/2021 à 17:34 , Source : Europe1

Les catastrophes naturelles vont coûter de plus en plus cher

Vendredi 6 août, Assurland.com est l'invité de la mi-journée sur Europe 1, suite aux impressionnants dégâts causés par les catastrophes naturelles, notamment en Belgique et en Allemagne. Inondations, canicules et sécheresses, gels... Les évènements climatiques sont de plus en plus importants d'années en années, tandis qu'en même temps, le déficit du régime d'indemnisation prévu à cet effet se creuse. Olivier Moustacakis, cofondateur d'Assurland.com, répond aux questions d'Europe 1.

Europe 1 : les assurances voient déjà gonfler la facture du changement climatique ?

Tous les experts s'accordent sur ce point. Les événements climatiques ne vont faire que s'accentuer, tant en termes de fréquence qu'en termes de coûts. Et en effet, l'indemnisation va exploser dans les années qui viennent. On est face à un dilemne. Le régime des catastrophes naturelles, qui est une spécificité française, a été mis en place en 1982. Il est alimenté par une surtaxe appliquée aux contrats d'assurance habitation, à hauteur de 12%. Mais elle ne va plus suffire à payer et indemniser des sinistres qui ne vont faire que s'amplifier dans les années futures. 

De quels sinistres parle-t-on ? Inondations, tempêtes, érosion des sols... ?

Exactement, sans oublier la sécheresse, qui selon les experts, est évaluée à 800 millions d'euros pour les années à venir. Les agriculteurs sont également impactés avec le régime des calamités agricoles. Tout le monde est désormais confronté au déreglement climatique. La politique d'urbanisation est également à mettre en cause. Durant des décennies, il y a eu des constructions à tout va, on en paie aussi les pots cassés aujourd'hui. 

Il faut donc veiller à ne plus construire dans certaines zones ?

Oui, et aider les particuliers à mettre en place des mesures de prévention, de protection de leurs habitations, pour éviter justement de nouvelles inondations. Ces mesures auront un impact sur le long terme. Il n'y aura pas d'effet immédiat. La taxe de 12% permet de récolter 1,7 milliard par an pour alimenter le fonds des catastrophes naturelles, mais les sinistres à indemniser sont de plus de 2,2 milliards d'euros. On voit bien que cela ne suffit pas. 

On voit bien les effets d'une inondation, moins de la sécheresse. En quoi peut-elle menacer la sécurité d'un logement ?

La sécheresse fait bouger les sols. Les fissures vont impacter les fondations des batiments. A terme, cela va donc aussi donner des indemnisations plus importantes sur ce risque là. 

La hausse des primes sera-t-elle la même pour tout le monde ? 

Au delà de l'augmentation de la taxe de 12 à 18% qui pesera sur tous les contrats d'assurance habitation, il y existe également des disparités en fonction des régions. Cela n'est pas que dû à l'impact des risques climatiques. En PACA ou en région parisienne, qui sont les régions les plus chères, il y a une sinistralité plus importante aussi en raison des cambriolages, tandis que la Bretagne est plus épargnée. Aujourd'hui au niveau national on est en moyenne à 180 euros pour assurer un appartement, et 250 euros pour assurer une maison. Une inflation dans certaines zones est clairement à prévoir. 

Les foyers auront-ils encore les moyens de s'assurer ?

C'est un vrai sujet. Au delà d'un certain montant, tout le monde ne pourra pas s'assurer. Il y a une vraie réflexion à mener, notamment sur le régime catastrophes naturelles. Jusqu'où va la solidarité nationale ? Si vous habitez en haut d'une colline vous payez quand même la taxe qui permet à celui installé proche d'une rivière d'être indemnisé en cas d'inondation. C'est la limite de l'exercice. L'Etat ne pourra pas non plus abonder le fonds de façon illimité. Les mesures prises seront malheureusement impopulaires : ré-augmenter la taxe qui pèse sur les contrats d'assurance habitation et mettre en place des mesures de prévention.

Les événements climatiques à répétition seront-ils toujours assurables s'ils ne sont plus exceptionnels ?

C'est ce qu'on a vu pendant la pandémie avec les restaurateurs dont les établissements ont été fermés. L'assurance est basée sur la mutualisation. Si ce principe ne fonctionne pas alors il devient compliqué, voire impossible, d'assurer un risque. Sur ce sujet des cvatastrophes naturelles, le maître mot reste donc la prévention.

 

https://www.europe1.fr/emissions/le-billet-de-patrick-cohen/olivier-moustacakis-co-fondateur-d-assurland-4061153

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