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Revue de presse

Accidents en baisse, assurances en question

Publié par le , Mis à jour le 14/12/2010 à 19:39 , Source : France Soir
Qui l'aurait cru ?
Un gouvernement de droite entend désormais influer sur les tarifs d'une entreprise. Et même de plusieurs : les quelques 150 sociétés et mutuelles d'assurance automobile françaises. C'est Jean-Pierre Raffarin qui a lancé la première offensive.

Lundi, il a dressé le bilan de la sécurité routière en 2003 et s'est félicité de la baisse du nombre d'accidents et de tués sur la route (5 732 en 2003 contre 7 242 en 2002).De bons chiffres qui lui ont fait souhaité que "les assureurs prennent en compte les résultats dans la fixation de leurs tarifs".
Moins d'accidents cela veut dire moins de frais.

Mardi, Francis Mer a pris la relève. Il a convoqué les représentants de secteur à une réunion qui devra se tenir avant le 30 janvier à Bercy. Mission : examiner les principaux facteurs de fixation des tarifs "avant de mettre en évidence la façon dont la sinistralité pourra profiter aux assurés", selon un communiqué.

De leur côté, la FFSA (Fédération française des socétés d'assurance) et le GEMA (Groupement des entreprises mutuelles d'assurance) ont tenu à rappeler "que chaque société fixe ses tarifs en fonction de toutes les composantes de la sinistralité automobile, ainsi que des éléments spécifiques de son portefeuille et de sa politique commerciale".
En clair, la baisse des accidents ne fait pas tout, les contraintes économiques, si.

Un point de vue que partage Stanislas Divittorio, président du site Internet Assurland.com, comparateur de produits d'assurances.

"La notion de baisser tous les tarifs de x euros ne veut rien dire. Chaque année, les assureurs baissent ou augmentent certains profils d"assurance, qui sont extrêmement variés.

Et sur un même produit, selon la société, les prix peuvent varier du simple au quadruple." Surtout, la démarche du gouvernement ne lui semble pas nécessaire : " Le marché de l'assurance est très concurrentiel. Or l'année 2003 a été confortable pour les assureurs, qui en profiteront pour baisser leurs tarifs, cela ne fait aucun doute. La question est simplement : quand ?"
 
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