Revue de presse

Assurance auto : vers une hausse des tarifs en 2011

Publié par le , Mis à jour le 22/10/2012 à 14:43 , Source : Relaxnews
Après cinq années de baisse, trois années de hausse. Selon le quotidien Les Echos (édition du jeudi 5 août), les assureurs d'automobile prévoient une augmentation de leurs tarifs entre 3 et 5% par an au cours des trois prochaines années, et même de 8 à 9% sur la période 2011-2013. La hausse devrait cependant varier d'un assureur et d'un assuré à l'autre.

Selon le quotidien économique, l'inversement de tendance a déjà eu lieu. Le comparateur d'assurance Assurland.com a en effet enregistré une hausse de son indice des prix en assurance auto des particuliers (Ipap), de l'ordre de 4% en avril et de 1,2% en juillet. Depuis 2004, les tarifs de l'assurance auto en France étaient sur une tendance à la baisse ou stagnaient par moment.
Pour la période 2011-2013, les compagnies d'assurance viseraient une hausse comprise entre 3 et 5% par an. La progression globale pourrait s'élever à près de 10% sur l'ensemble de cette période. Toutefois, les effets sur la facture pourraient varier "sensiblement d'un assureur et d'un assuré à l'autre", souligne le journal.
Pour rappel, la prime moyenne pour un véhicule particulier à quatre roues s'élève actuellement à 450 euros hors taxes. Les Echos précisent que cette envolée des prix n'est pas liée à une augmentation du nombre d'accidents, les chiffres de la sécurité routière sur les six premiers mois de l'année étant meilleurs que ceux de 2009.
Cette augmentation des tarifs s'explique en fait par trois éléments, selon Les Echos. Tout d'abord, les catastrophes climatiques (tempête Klaus, grêle, etc.) ont entraîné une hausse de la demande des réparations. Par ailleurs, la baisse du prix de l'essence a incité les conducteurs à rouler plus qu'avant (le trafic serait en hausse de 4 à 5% en 2009). Enfin, l'inflation du coût moyen des réparations (+3% à +4% par an) s'est poursuivie ces dernières années.
Le journal ajoute que les assureurs ont également moins de marge de manoeuvre : "Dans l'environnement actuel actuel de taux d'intérêt bas, leurs résultats financiers sont réduits. Et ils disposent de moins de réserves sur les années antérieures, susceptibles d'être reprises pour lisser les résultats. Dans ce contexte, on serait donc reparti pour au moins trois ans de hausse des tarifs".
 
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