Revue de presse

Assurance : vers plus de clarté pour le consommateur

Publié par le , Mis à jour le 17/12/2010 à 14:51 , Source : Marianne
Après les voyages, la banque et la bourse, l'Internet vient s'immiscer dans un autre secteur : l'assurance. Pour l'instant, ce n'est pas autour de la vente en ligne de polices d'assurance - laquelle a du mal à décoller, 500 opérations en France, à ce jour - que le bouillonnement de nouveaux services se fait sentir. A la manière de ce qui existe déjà pour les prêts immobiliers (123pret.com), des start-up se lancent dans la comparaison des contrats. C'est le cas de assurland.com. Lancée il y a quatre semaines, la société a réussi une prouesse technique et "diplomatique".

Technique d'abord, car, à partir d'un unique formulaire rempli par le particulier en ligne, le moteur de recherche lui renvoie les trois offres (quand elles existent...) les plus intéressantes en terme de prix, émanant de 15 établissements partenaires parmi les plus grands, tels Axa ou Generali. Ces offres sont, de surcroît, accompagnées des principales clauses, telles que les franchises, les garanties et autres restrictions.

Diplomatique, ensuite, puisque le secteur de l'assurance a beau être concurrentiel, la distribution des contrats demeure, elle, très encadrée par les établissements.

Sur le marché des polices automobile et habitation, soit 80 % des produits d'assurance consommés par les ménages, les agents exclusifs, les guichets des banques-assurances et les ventes directes par téléphone qui ne distribuent les produits que d'une seule compagnie représentent 45 %. Les courtiers, qui commercialisent 15 % de contrats, ne travaillent, eux, qu'avec trois établissements tout au plus. Quant aux mutuelles, elles se partagent les 40 % restants. Ainsi, pour comparer les polices, le consommateur devait non seulement s'adresser à une multiplicité de guichets, mais, de plus, entrer dans le détail de contrats très hétérogènes. Un travail de titan.

L'offre d'assurland.com ne manquera donc pas de bouleverser le système de distribution. D'abord, en limitant le nombre d'intermédiaires, ce qui, par conséquent, abaissera le coût d'acquisition du consommateur. Sur les 4000 F dépensés en moyenne par contrat, un tiers de la somme va, notamment au courtier.
Ensuite, en incitant les compagnies à uniformiser leurs clauses. Le tout, pour le plus grand profit du client, qui verra, normalement, le montant des primes s'abaisser.

 
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