Revue de presse

Distribution, quel avenir pour l'assurance automobile

Publié par le , Mis à jour le 28/01/2015 à 16:19 , Source : Argus de l'assurance

L'AUTO SUR LA TOILE. QUELLES SONT LES NOUVELLES PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT


Internet rime souvent avec low cost ou discount mais Michel Lungart, directeur général d'Amaguiz.com, corrige : "Nous ne nous voyons pas comme low cost, ou alors c'est du low cost nouvelle génération (... ) car même si le prix reste un facteur d'attractivité important, je suis persuadé que le service l'est tout autant. Le low cost avec une mauvaise qualité de service et des garanties rabotées ne connaîtrait pas le succès".

"En France, il n'y a pas de segment de clientèle véritablement low cost Il y a un segment qui veut faire un arbitrage sur le prix, mais à partir d'un socle de garanties et de services et il y a des gens qui veulent un assureur multicanal et qui sont prêts à payer pour cela", juge plutôt Stanislas di Vittorio, fondateur et ancien PDG d'Assurland.
"Le low cost se résume dans l'équation suivante : assurance directe plus internet moins téléphone égal une offre low cost.Inéas n'a qu'un seul produit : l'assurance auto et nous refusons de le dégrader : il s'agit d'un produit standard plus. Mais nous n'avons pas de réseau de distibution et nous utilisons peu le téléphone, qui est un facteur de coûts."
En France il y a encore peu d'expériences qui vont de la souscription à la gestion de sinsitres en ligne. " Nous ne sommes pas le pays le plus avancé pour la vente sur internet. Aux Pays-Bas, 11% des contrats auto sont vendus en ligne. En Allemage ce sont 1.5 à 2 millions de contrats qui sont vendus en ligne. Nous pensons que c'est parti car les grands assureurs, même AGF Allianz, commencent à s'y mettre en France". Pour Michel Lungart aussi, la multiplication des offres devrait stimuler le marché. Stanislas di Vittorio est plus réservé : "La France n'est pas le pays le plus avancé en souscription en ligne, c'est un euphémisme". Mais, pour lui, il existe des réticences de comportement. "Les français sont un peu moutonniers, les gens n'y viendront que quand ils auront entendu d'autres dire qu'ils ont souscrit en ligne et ce mouvenment s'est très peu mis en route. Et lorsque je regarde les sites des grands assureurs, je vois qu'ils sont très peu optimisés pour le e-commerce."
La mode ne serait pas encore lancée en quelque sorte.

"Il y a aussi un facteur qui pousse les gens à bouger ou pas, c'est le cycle des prix. Lorsque les tarifs sont à la baisse, l'assuré ne se précipite pas sur son ordinateur pour changer d'assureur", juge Stéphane Favaretto. Ce que contredit Stanislas di Vittorio : "Assurland a multiplié son activité par quatre en quatre ans ; l'impact de la baisse tarifaire, nous ne le voyons pas." Il est vrai qu'Assurland ne fait que transférer des contacts et ne souscrit pas.

Il est vrai aussi que, pour l'heure, les grandes compagnies qui se lancent en souscription sur le Net le font au travers de marques différentes et de filiales dédiées. Franchir le pas une stratégie internet totale impliquant de transformer son site en portail de souscription n'a pas encore séduit les ténors de l'assurance.

 
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