Revue de presse

L'assurance via Internet pourrait représenter au moins 3% des ventes en Europe d'ici à 2005

Publié par le , Mis à jour le 08/12/2010 à 14:12 , Source : Les Echos
L’assurance via Internet pourrait représenter au moins 3% des ventes en Europe d’ici à 2005

Selon Fox, Pitt & Kelton, l’assurance via Internet pourrait représenter 3 % des ventes en Europe d’ici à 2005. Les grands groupes devraient en réaliser l’essentiel.

Les ventes d’assurance via Internet ne constitueront sans doute pas le raz de marée attendu par certains mais selon une étude de Fox, Pitt & Kelton (FPK), elles pourraient représenter au moins 3% du marché en 2005, c’est à dire un volume de cotisations d’environ 35 milliards d’euros. L’assurance-dommages, automobile et habitation, devrait en profiter (6% du marché). L’assurance-vie y occuperait une place modeste (1% du marché). Fox, Pitt & Kelton note des différences selon les pays. Au hit-parade des ventes d’assurance via internet d’ici à cinq ans devrait figurer – ce n’est pas une surprise – le Royaume-Unis, pays où la vente par téléphone est déjà très développée grâce à des pionniers tes que Direct Line. En 2005, la distribution d’assurance-dommages en ligne devrait représenter 14% des cotisations outre-manche, soit plus de 10 milliards d’euros. Un montant considérable.
Les autres pays européens suivront mais moins vite. Les ventes en ligne devraient représenter 4% du chiffre d’affaires des assureurs allemands en 2005 (environ 7.7 milliards d’euros), 3% dans les pays scandinaves (1.8 milliards d’euros) au Bénélux (3 milliards d’euros) et France (près de 5 milliards d’euros). Selon FPK, les pays du sud (l’Espagne, l’Italie) et la Suisse seront les plus à la traîne, avec seulement 2% de leur collecte réalisée sur la Toile.
Si ces chiffres peuvent paraître modestes au regard des investissements actuellement consacrés au développement des nouvelles technologies, ils ne traduiront que partiellement l’impact d’Internet sur les compagnies. Selon FPK, l’influence de la toile sera bien plus importante que les chiffres de vente en ligne ne la laissent entrevoir. « La transparence croissante imposée par ce nouveau médium va exercer sa pression à tous les niveaux de la chaîne de création de valeur » indiquent les analystes.


Si certains parmi les nouveaux acteurs qui naissent dans le secteur de la vente par Internet (comme le néerlandais Incas ou le Français Firstassur), joueront un rôle dans cette évolution, il semble cependant que les sociétés déjà installées devraient, à terme, être les plus gros bénéficiaires des avantages de ce nouveau canal de distribution. Des groupes comme le britannique Egg, le suédois Skandia, l’autrichien MLP, le néerlandais ING ou le suisse Zurich Financial services ont déjà pris une longueur d’avance. Mais d’autres grands groupes comme AXA ou comme l’allemand Allianz et sa filiale française les AGF, préparent une vaste offensive sur ce terrain. Selon Fox, Pitt & Kelton, les courtiers d’assurance, qui ne se posent pas en rivaux des compagnies mais en « infomédiateurs », pourraient profiter aussi de la vague Internet. En France, c’est le cas d’Assurland qui, sur le modèle de l’américain Insweb, propose la réalisation des devis en automobile et habitation, puis renvoie aux sites des assureurs offrant les meilleurs prix pour la souscription des contrats. « Mais à la différence d’Insweb, nous ne voulons pas conclure des affaires nous mêmes. Nous nous positionnons comme des facilitateurs et non comme des concurrents des assureurs ». précise Hugues Delannoy, l’un des fondateur de ce nouveau site.
 
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