Revue de presse

Les assurances plus chères en 2012

Publié par le , Mis à jour le 22/10/2012 à 14:43 , Source : La Dépêche.fr
Les contrats d'assurances vont augmenter l'an prochain. La MAIF a tiré la première en annonçant une hausse moyenne de 2 % pour ses contrats d'assurance automobile et de 3 % pour ses contrats d'habitations.

Mais selon l'Ipap, l'indice des prix de l'assurance des particuliers compilé par Assurland.com, « sur la base de plus de 3 millions de tarifs automobiles récoltés chaque mois », ces augmentations pourraient être encore plus élevés, avec, sur le secteur de la santé, des hausses atteignant les 6 %. Elles pourraient ainsi friser les « 60 euros de plus sur un budget assurances de 1 300 euros par ménage », précisait il y a quelques semaines Gérard Andreck, président du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance.

Afin de se maintenir dans un secteur en forte concurrence, les compagnies d'assurance s'étaient livrées depuis un peu moins de dix ans à une guerre des prix assez agressive. Mais avec le retour de la crise, l'heure est désormais à la rentabilité, et au rattrapage des tarifs. Ainsi, pour l'automobile, la hausse est à peu près liée à l'inflation, et devrait représenter entre 2 et 3 %.

Pour les assurances habitations, les contrats devraient prendre entre 5 % à 7 %, afin de rattraper les surcoûts liés à la tempête de 2010 et aux inondations. La recrudescence des cambriolages pèse également dans la balance.

Les mutuelles de 5 à 7% plus chères


Enfin, c'est dans la santé que la montée des prix devrait être la plus significative, et comprise entre 5 et 7 %. Le vieillissement de la population explique en partie cette tendance, mais pas seulement. Les mutuelles de santé ont en effet appliqué la taxe de 3,5 % sur les contrats d'assurances santé solidaires et responsables. Une mesure, qui, en 2010, lors de son adoption par le Parlement, avait suscité la colère de la Mutualité Française, qui l'avait qualifiée de « mesure totalement inacceptable ».

Cette taxe devrait ainsi rapporter plus d'un milliard d'euros à l'État. Initialement, cet argent devait servir à la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Mais c'est finalement dans les comptes de la Caisse nationale d'allocations familiales qu'il devrait atterrir. Reste à en mesurer les conséquences. La Mutualité Française estime que cette taxe pourrait conduire à une désaffection des Français vers des mutuelles santé devenues trop chères. Une tendance qui pourrait s'accentuer encore d'avantage en ces temps de pression sur le pouvoir d'achat des ménages.
 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
0 RÉACTION
Pas encore de commentaire, soyez le premier.