Revue de presse

Les internautes encore très attachés aux réseaux « physiques » d'assurance

Publié par le , Mis à jour le 14/09/2012 à 17:33 , Source : Argus de l'assurance

Les assureurs traditionnels n’ont, pour l’instant, pas grand-chose à craindre de l’e-assurance. Selon une enquête présentée lors de la 8ème édition du Forum Assurance & Internet, organisé le 13 septembre à Paris par le comparateur Assurland, 93% des personnes interrogées se déclarent prêtes à passer par le Web pour s’assurer auprès d’un assureur à réseau, contre 57% auprès d’un assureur direct. Et encore, le panel utilisé étant constitué d’internautes ayant un jour utilisé les services d’Assurland, on peut imaginer que les résultats auraient été encore plus contrastés si l’étude s’était appuyée sur une population moins aguerrie aux arcanes du Net.

« Contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays, les Français gardent une appétence pour les réseaux de distribution classique », reconnait Stanislas di Vittorio, fondateur d’Assurland. Parmi les raisons qui leur font préférer un assureur traditionnel, 82% des internautes citent la présence d’un bureau en cas d’accident, 74% la notoriété de la marque et plus étonnant, seulement 28% pour le conseil. A l’inverse, ceux qui optent pour les « pure players » le font à 91% pour le prix et à 63% parce qu’ils souhaitent tout faire sur la Toile.

L'avenir passe par l'affinitaire 

Sur ce dernier point, Nicolas Moreau, le PDG d’Axa France et invité vedette du Forum, estime que « l'assurance habitation ne fonctionne pas bien sur Internet ». Le Web a « besoin de produits standardisés, comme l’auto, la santé ou la prévoyance. Or, l’assurance habitation comprend trop de paramètres », constate-t-il. Nicolas Moreau observe également que les complémentaires santé individuelles se vendent bien en ce moment mais uniquement sur le prix.


D’après lui, l’e-assurance va permettre le développement de l’affinitaire. « Des produits à faible marge, comme l’assurance voyage, redeviennent intéressants sur Internet compte tenu des faibles coûts de distribution. » Enfin, le PDG d’Axa France voit une montée des communautés. « On peut très bien imaginer une association de senior créer une garantie dépendance, dont le risque serait porté par Axa, distribuée à leurs membres via Internet. »

 
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