Revue de presse

Les mutuelles de santé augmentent leurs tarifs de 5 %

Publié par le , Mis à jour le 18/05/2017 à 15:25 , Source : Europe1

Elles répercutent la hausse des dépenses de santé mais ouvrent la voie aux complémentaires low cost.

Les tarifs des complémentaires santé devraient augmenter de 5% en moyenne en 2010 pour tenir compte de la hausse des dépenses de santé et du budget de la Sécurité sociale, a annoncé lundi le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant. Les mutuelles, qui n'ont pas de but lucratif, sont le principal acteur du secteur des complémentaires santé, devant les assurances privées et les institutions de prévoyance.

"Les complémentaires santé ne peuvent faire autrement que d'augmenter leurs prix. Car elles supportent de plus en plus de charges". Le président de la Mutualité française explique cette augmentation des tarifs par des dépenses de santé en hausse constante : en 2010, le trou de la Sécurité sociale continuera de se creuser, le forfait hospitalier coûtera deux euros supplémentaires et l’épidémie de grippe A représentera aussi un coût pour les mutuelles. S’y ajoute également la taxe de 3,4% sur le chiffre d'affaires des mutuelles, qui devrait représenter environ un milliard d'euros.

L’offre de santé des mutuelles reste inchangée. C’est donc le transfert des dépenses de santé de la Sécurité sociale vers les complémentaires qui explique cette augmentation des tarifs, comme l’a détaillé Raphaël Reiter, directeur général d'Assuréo, au micro de Fabien Cazeaux :


Face à cette nouvelle hausse, des mutuelles santé "low cost" font leur apparition et propose une formule allégée : moins de remboursements en échange d’une facture revue à la baisse. "Pour une personne âgée qui n’a pas une très bonne santé, un contrat low cost c’est la pire des choses", pour les autres, ces contrats peuvent représenter "une économie de 30 à 40%". Olivier Brisac, directeur des opérations chez Assurland.com, présente les avantages et les inconvénients de ces formules :


Malgré cette nouvelle possibilité, le président de la Mutualité française prévient : "De plus en plus de Français n'ont d'ores et déjà plus les moyens de cotiser à une complémentaire et renoncent à des soins primaires". Et Jean-Pierre Davant d’ajouter, amer : "C'est une erreur grave de penser que l'assurance maladie peut réduire son déficit en transférant une part de ses dépenses sur les complémentaires".

 
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