Revue de presse

Les tarifs des assurances augmenteront en 2012

Publié par le , Mis à jour le 22/10/2012 à 14:43 , Source : Ouest France
Auto, habitation, maladie... Les Français vont devoir dépenser davantage pour s'assurer. Les compagnies invoquent une hausse continue de leurs coûts et une baisse de leurs revenus.

Tous les contrats d'assurance concernés. La MAIF a donné le ton en dévoilant une hausse « modérée » de 2 % en moyenne sur ses contrats automobile et de 3 % sur ses assurances habitation. La MAAF et la Matmut se prononceront dans les semaines à venir, la GMF s'exprimera en avril.

Mais, d'après le comparateur Internet Assurland, qui s'appuie sur les données de ses cinquante-quatre partenaires, les contrats d'assurance automobile devraient connaître une augmentation moyenne de 2 à 3 %. Suivis des mutuelles santé, avec une hausse de 4 à 5 %, et des assurances habitation avec des tarifs de 5 à 6 % plus élevés.

Ces augmentations sont fixées par les conseils d'administration, dans lesquels siègent les représentants des sociétaires, et non par les directions, rappelle Jean-Luc de Boissieu, secrétaire général du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema). Ce sont des raisons « structurelles et conjoncturelles » qui les poussent à augmenter les tarifs, au terme de « débats très animés », indique-t-il.

Comment expliquer ces hausses ? 

Pour justifier l'évolution des tarifs, entamée en 2010-2011 après cinq ans de stabilité, les assureurs évoquent, entre autres, une hausse continue des coûts des sinistres. Les catastrophes naturelles (Xynthia, inondations...), mais aussi l'importance croissante des dégâts des eaux, des incendies et des cambriolages auraient ainsi poussé les compagnies à réévaluer leurs contrats multirisques habitation.

Quant à la hausse des contrats d'assurance auto, elle serait justifiée par l'augmentation du coût des pièces détachées et des réparations, mais aussi du nombre d'indemnisations liées aux dommages corporels. Jean-Luc de Boissieu constate ainsi « une baisse du nombre de morts sur les routes alors que celui des blessés graves, lui, augmente ».

Les contrats de mutuelles santé sont, eux, directement concernés par le doublement (de 3,5 à 7 %) de la taxe sur les complémentaires « solidaires et responsables » (la majorité des contrats), annoncé par le gouvernement dans son plan anti-déficit. Le vieillissement de la population française et les déremboursements de la Sécurité sociale sont également pris en compte.

Parallèlement, un nouveau cadre réglementaire européen impose aux assureurs de renforcer leur solidité financière et de reconstituer leurs réserves. Avec une baisse des revenus tirés du placement des primes, ils se verraient obligés de rehausser leurs tarifs pour compenser.
 
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