Revue de presse

Quelle indemnisation en cas de sécheresse ?

Publié par le , Mis à jour le 27/08/2020 à 10:25 , Source : Le-Parisien

La sécheresse, un fléau difficile à indemniser

815 millions d’euros. C’est le montant remboursé par les assureurs en 2018 au titre de la sécheresse. S’il est possible d’être indemnisé pour des sinistres liés à de fortes chaleurs, attention toutefois, cela n’est faisable que si l’état déclare l’état de catastrophe naturelle. Les explications du journal Le Parisien avec les conseils d'Oliviers Moustacakis, cofondateur d'Assurland.com.

Plus de 4 millions de logements exposés

Les dégâts liés à la sécheresse peuvent mettre des mois, voire des années, à apparaître. Ils se manifestent principalement par des fissures sur les murs et des affaissements de terrains, notamment dans les zones argileuses. Pour la sénatrice Nicole Bonnefoy, qui porte le projet de réforme du régime des catastrophes naturelles, 70 % du territoire français est concerné. Olivier Moustacakis, du comparateur d’assurances en ligne Assurland.com, abonde : “plus de 4 millions d’habitations sont potentiellement exposées”. Un problème majeur donc, qui pose la question de la prise en charge pour les assurés. Comment se faire rembourser par sa compagnie d'assurance ?

Quelles sont les conditions pour être indemnisé ?

Si des lézardes ou des glissements de terrains apparaissent, il faut réunir plusieurs conditions avant de se tourner vers son assureur. Tout d'abord, il faut être titulaire d’un contrat d’assurance multirisque habitation. Si celui-ci est obligatoire pour les locataires, ce n’est pas systématiquement le cas pour les propriétaires. Vérifiez donc bien que vous êtes couvert. Ensuite, le contrat doit comprendre une garantie “catastrophes naturelles”. Enfin, le logement du sinistré doit être situé dans une zone déclarée “catastrophe naturelle pour sécheresse” par l’Etat. Sans l'ensemble de ces conditions réunies, “l’assuré ne pourra pas être pris en charge” alerte Olivier Moustacakis. 

Ce schéma complique donc les démarches des assurés, qui doivent parfois attendre plusieurs mois avant la déclaration de l’état de catastrophe naturelle. A partir de là, ils auront dix jours pour prévenir leur assureur, et l’indemnisation interviendra sous trois mois à compter de la réception du rapport de l’expert et de l'accord des parties sur le montant. Mais peu d’assurés arrivent à être pris en charge. Entre 2012 et 2018, seules 52 % des demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont abouti, “contre 81 % en ce qui concerne les inondations explique notre expert. 

Pas de prise en charge au tiers

Pour les automobiles dont le véhicule a subi un dommage en raison de la chaleur, quels sont les conseils à retenir ? Déjà, et cette une bonne nouvelle, comme le rappelle le journal, il est possible d’être couvert par l’assurance. Mais attention, “encore faut-il avoir souscrit une garantie dommages matériels prévue dans certains contrats tous risques, mais pas tous” précise-ton chez l’assureur Generali. Par contre, si vous êtes couvert au tiers, alors l’assureur ne vous indemnisera pas. Enfin, que penser de la garantie “force de la nature” ? Elle ne concerne pas la sécheresse, mais les éboulements de pierre ou de neige. Aucune possibilité d'être indemnisé par ce biais donc.

Côté santé, Assurance Maladie et mutuelle prennent le relai

Si vous êtes victime d’un coup de chaleur ou d’une hyperthermie en pleine canicule, il faudra se tourner vers l’Assurance Maladie et la complémentaire santé pour espérer une prise en charge. Mais rien de spécifique lié à la chaleur. Néanmoins, comme le rappelle Le Parisien, des plans de prévention ont été mis en place depuis l’épisode caniculaire de 2003.

Article à lire ici : https://www.leparisien.fr/economie/assurance-etes-vous-protege-contre-la-canicule-14-08-2020-8368029.php

 
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