Revue de presse

Résiliation des contrats d'assurance habitation

Publié par le , Mis à jour le 19/10/2012 à 15:23 , Source : Citizenkane
Dans un récent communiqué, l’association UFC-Que choisir parle de « 640.000 locataires qui voient la résiliation de leur assurance habitation à cause d’une sinistralité trop importante ». Ce chiffre est à comparer avec les quelque 2 millions de contrats résiliés chaque année à l’initiative des assurés. Toutefois un locataire dont le contrat a fait l’objet d’une résiliation a généralement beaucoup de mal à s’assurer de nouveau. L’association de consommateurs dénonce « les effets pervers de la convention, dite Cidre, passée entre assureurs en 2002 et qui vise à accélérer le remboursement des sinistres ».

La convention Cidre prévoit d’indemniser les victimes de dégât des eaux, mais peut être préjudiciable aux assurés, juge l’UFC-Que choisir.

Un contrat d’assurance habitation est généralement reconduit tacitement tous les ans à la date anniversaire de sa signature. Une exception existe, précise Stanislas di Vittorio, président du comparateur Assurland.com : si  "l’assureur identifie un ratio sinistre/prime qui lui soit préjudiciable, autrement dit s’il estime que le client présente un risque trop important".

Aussi ce « nettoyage de portefeuille » conduit les assureurs à résilier tous les ans des centaines de milliers de contrats d’assurance habitation.

Or " beaucoup d’assurés sont résiliés du fait des dégâts causés par les fuites à répétition de leurs voisins du dessus ", fait remarquer l’UFC-Que choisir. En effet, indique Stanislas di Vittorio, " dans le questionnaire de tarification, on ne vous demande pas ce qu’il s’est passé, on vous demande juste si votre contrat a fait l'objet d'une résiliation par l’assureur précédent. Auquel cas, la prime augmente, pour des raisons actuarielles ". Il s’agit donc d’un cercle vicieux qui s’engage. Le locataire ne peut s’en extraire dans la mesure où l’assurance habitation est obligatoire pour les occupants de biens non meublés. Les assureurs se sont engagés il y a deux ans vis-à-vis du CCSF (Comité consultatif du secteur financier) à adapter la convention Cidre. Mais à l’heure actuelle, les résultats ne se font pas sentir. Et le risque persiste de voir se multiplier les fausses déclarations.
 
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