Revue de presse

Stanislas Di Vittorio, directeur général d'Assurland.com : l'homme pressé

Publié par le , Mis à jour le 23/12/2016 à 15:43 , Source : L'argus de l'assurance

Après avoir beaucoup voyagé, il a posé ses valises à Paris il y a quinze ans. Maintenant, ce double directeur général court après le temps.

Le fondateur du leader français de la comparaison d'assurances Assurland n'a plus une minute à lui depuis que ce père de quatre enfants a enfilé ses deux casquettes de directeur général. « Je mourrai en ayant l'impression que j'ai bien utilisé mon temps. Mais je ne suis pas pressé ! » Il est en effet également le fondateur et directeur général d'ESV Digital, qui fête cette année ses dix ans, compte 180 collaborateurs et propose un mélange de services et logiciels pour optimiser les campagnes de webmarketing des annonceurs.

Une boîte dans la bulle

Cette société, il l'a montée à un moment où « [il avait] du temps libre », après un conflit d'actionnaires chez Assurland au sujet de sa revente. « J'étais opposé à la vente. Les actionnaires m'ont dit de "faire autre chose"J'ai eu un peu de temps libre et j'ai monté une boîte. » Revenu rapidement aux manettes du comparateur, il mène depuis ces deux sociétés de front « Je ne calcule pas mon temps pour chacune, cela dépend de l'activité. L'important, c'est de faire tourner l'une et l'autre. »

On ose à peine imaginer l'emploi du temps de cet homme de 48 ans, qui a fait d'Internet sa spécialité alors qu'il était promis à une carrière d'ingénieur du corps de l'armement. Diplômé de Polytechnique en 1988 et fort d'une thèse en physique des solides, payée par l'armée et qu'il a réalisée aux États-Unis, à Boston, l'ambitieux Stanislas Di Vittorio a pourtant choisi de saisir les opportunités de la bulle Internet de la fin des années 90.

Revenu aux États-Unis après un passage au Japon et en France à la fin de son doctorat, ce grand voyageur a le déclic alors qu'il travaille pour une entreprise de la Silicon Valley spécialisée dans Internet : « Au début des années 2000, je voulais créer ma boîte, pensant que c'était le bon moment. » Ainsi naquit Assurland, au départ fondé par trois associés, l'un chargé de l'informatique, l'autre de l'assurance et Stanislas Di Vittorio de la partie Web. Si le comparateur compte aujourd'hui 25 collaborateurs et se porte bien, rien ne laissait présager d'un tel succès en 2000, quand les trois fondateurs se sont retrouvés confrontés à de multiples refus de financement. Les deux autres associés sont rapidement partis pour monter la société Prima Solution, début 2000, mais Stanislas Di Vittorio s'est accroché, et il est resté le seul maître à bord.

Tout le monde sur le pont

Il a eu raison d'y croire, malgré un contexte difficile : « À cette époque, on est passé des excès des années 1998-1999, où Internet explosait, à l'excès inverse en 2001-2002. » Si les revenus augmentaient, Assurland n'était pas à l'équilibre. L'incertitude planait chaque jour sur le comparateur, mais Stanislas Di Vittorio a tenu bon : « Je n'étais pas très zen, mais, dans ces cas-là, il ne faut pas laisser son stress transparaître, car les équipes ont besoin d'être rassurées. » Aujourd'hui, il est apaisé quand il parle d'Assurland« qui gagne de l'argent depuis douze ans ». Il gère sa société à la manière d'une entreprise de la Silicon Valley : tout le monde travaille en open space et se parle, sans notion de hiérarchie, le tout étant de rester rigoureux. « On essaie de faire une méritocratie et de supprimer tout ce qui est politique. Nous sommes en effet focalisés sur les résultats. »

Si gérer deux PME et élever quatre enfants accapare tout le temps de Stanislas di Vittorio, cet ancien adepte de l'aviation de loisir n'oublie pas pour autant ses passions anciennes : « Je n'ai plus le temps pour continuer, mais je suis sûr que je volerai à nouveau. »

 
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