Revue de presse

Sur le Net, les assureurs regagnent de l'assurance...prudemment

Publié par le , Mis à jour le 08/12/2010 à 14:12 , Source : 01 Informatique
Après la mode internet,le marché grand public de l'assurance en ligne commence à trouver ses marques. A petits pas.
Le Guide européen de bonne pratique des opérations d'assurance sur internet donne un cadre à ce mode de distribution.

Un achat "corvée" un simple échange de documents, une offre totalement dématérialisée... Le commerce de l'assurance avait, à priori, tout pour trouver dans internet un formidable relais de croissance. Et pourtant, non. Rien à faire, le marché de la vente d'assurances en ligne n'a jamais vraiment dcollé. En effet, nobmre des opérateurs qui avaient vu le jour lors de la bulle internet des années 2000 ont aujourd'hui pass' l'arme à gauche. Même lorsqu'il s'agissait de poids lourds du secteur, comme le site OKAssurance, crée par les AGF en 2000 et fermé en 2001. Deux ans plus tard, alors que près de 10 millions de foyers français déteiennent un ordinateur, parmi lesquels 5,8 millions sont connectés (en janvier 2003,selon l'Institut GFK), la situation ne semble guère avoir évolué.

Le devis, premier motif de consultation
Pour juger du phénomène, le comparateur de prix Assurland.com (fondé en 2000, 25 collaborateurs : 15 millions d'euros de primes collectées par son intermédiaire) a interrogé, au cours de cet été, 130 000 de ses collaborateurs sur leur mode de consommation du web en ce qui concerne les produits d'assurance. Plus de 5 200 d'entre eux ontpris le temps de donner leur avis. Le profil moyen de ceux qui ont répondu :en majorité, des hommes âgés de 25 à 55 an, urbains appartenant aux catégories sociales supérieures -fonctionnaires, salariés, cadres, professions libérales... Parmi eux, 85% sont sur internet depuis un an et 65% depuis 2 ans et plus. Cette étude n'est pas scientifique , et il faut, bien sûr, relativiser ses résultats. Mais elle a au moins le mérite de fournir enfin des indicateurs sur ce marché. "Nous ne disposons pas d'éléments chiffrés sur les technologies de l'information et l'assurance" reconnait-on au siège de la Fédération Françaisedes sociétés d'assurances (FFSA). Un groupe de travais avait bien été constitué sur le sujet en pleine folie internet mais il sommeille aujourd'hui paisiblement.
Que consomment donc les internautes interrogés ? " Ils utilisent internet pour faire des devis (93%), modifier leurs contrats (17%) et consulter leurs contrats(13%), indique Stanislas di Vittorio, président d'Assurland. Et ils sont seulement 4% à souscrire en ligne". Fait notable, les souscriptions sont constituées à près de 40% pour des produits extrêmement formatés : assurance voyages, carte-neigne, protection pour les animaux. Soit des montants et des enjeux modestes.
Les effectifs chutent lorsqu'il s'agit d'assurances aux conséquences plus importantes. Ainsi, seuls 3% des internautes interrogés s'inscrivent à une assurance santé via le réseau et ils sont à moins de 1% en ce qui concerne l'assurance-vie.

Internet, un complément des agences commerciales
"Ces assurances sont des produits d'épargne à part entière, qui requièrent une discussion approfondie. Ce qui cadre mal avec l'échange à distance", explique le dirigeant d'Assurland. Même si une large majorité du panel reconnait à la Toile un net avantage pour accéder au détail des produits (92%) et à une comparaison des tarifs (85%). "Nous réalisons aujourd'hui plus du quart de nos affaires nouvelles sur internet", expliquait à la fin l'an dernier Guy Stouls, le Président de Direct Assurance devant les membres de l'EBG (European Business Group).Et d'éclairer ce score par l'utilisation préalable du téléphone par sa marque Direct Assurance pour commercialiser ses polices. Mais, pour ces professionnels, pas question d'evisager de remplacer leurs agences commerciales par des sites web. "Internet doit être complémentaire des réseaux physiques, insiste Bertrand Robert, directeur e-business du groupe AXA. C'est évidemment un moyen d'obtenir de nouveaux contacts". Une approche qui correspond aux attentes des consommateurs : ils sont 94% à souhaiter pouvoir trouver en ligne les mêmes offres que dans les agences. Qui a dit qu'internet devait forcément tirer les prix vers le bas ?
Nicolas Arpajan
 
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