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Assurland invité sur Cnews pour parler des conséquences des intempéries

Publié par le , Mis à jour le 27/11/2019 à 16:00 , Source : cnews

Assurland invité de Cnews pour parler d'assurance après les intempéries

Lundi 24 novembre, Stanislas di Vittorio, Fondateur d’Assurland.com, était l’invité de Cnews pour évoquer les conséquences des inondations dans le Sud-Est.

Que change l’état de catastrophe naturelle ?

« L’état de catastrophe naturelle a plusieurs conséquences », a expliqué Stanislas di Vittorio. Tout d’abord, la franchise est abaissée. Elle est fixée par la loi à 380 euros pour les particuliers. « C’est donc potentiellement une meilleure indemnisation pour les assurés » précise-t-il. Les délais de déclaration à l’assurance sont allongés et l’indemnisation arrive plus rapidement : « les assureurs ont l’obligation de verser un premier pécule dans les 3 mois ». Autre exemple, les personnes qui sont très fréquemment soumises à des inondations peuvent parfois avoir une clause d’exclusion dans leur contrat (ce qui peut être le cas si le sinistre est trop fréquent). L’état de catastrophe naturelle leur permet d’être tout de même pris en charge, grâce à la couverture solidarité de tous les assurés.

Comment se décrète l’état de catastrophe naturelle ? C’est au maire de la commune d’en faire la demande, qui est ensuite transmise au préfet puis à un comité interministériel. Ainsi, toutes les communes ne sont pas nécessairement concernées, même si elles sont situées les unes à côté des autres.

L’importance d’être couvert par un contrat d’assurance

« Catastrophe naturelle ou pas, vous n’êtes couvert que si vous avez souscrit un contrat d’assurance pour votre bien », rappelle le fondateur du comparateur d’assurances. Si vous êtes couvert au tiers pour votre voiture, vous ne serez pas remboursé, même si votre voiture est endommagée. La suite de la procédure est assez classique : tout d’abord, il faut faire une déclaration à son assureur par lettre recommandée et ensuite constituer un dossier pour prouver les dommages. Le mieux est de l’agrémenter de photos, de factures… Un expert peut également se rendre sur place, surtout si les dommages sont importants. L’assureur fera ensuite une proposition de remboursement qui, si elle est acceptée, sera versée à l’assuré.

La question des délais d’indemnisation est une préoccupation pour les sinistrés. « Les petites indemnisations sont remboursées relativement vite. Cela prend plus de temps en cas de gros dégâts. La problématique dans ce type d’incident est qu’on ne peut pas multiplier les experts. Ils sont en nombre limité dans chaque région, on essaie d’en envoyer d’autres mais il y a tellement d’habitations à visiter que cela ralenti les opérations. », explique-t-il.

« D’ici 15 à 20 ans, on risque d’entrer dans un régime ou beaucoup de biens ne seront plus assurables parce que le risque et les primes d’assurances seront trop élevés », interpelle Stanislas di Vittorio. « Déménager pour échapper aux prochaines intempéries, est-ce une solution ? » interroge la journaliste. Il semble compliqué pour des gens qui ont acheté des maisons d’envisager de déménager dans une autre région. Il faut surtout remettre en question la politique d’urbanisme. Des habitations ont été érigées sur des zones qui n’auraient pas dû être constructibles.

https://www.cnews.fr/emission/2019-11-25/le-carrefour-de-linfo-15h-17h-du-25112019-902513

 
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