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Economie : tempête sur les assurances

Publié par le , Mis à jour le 18/11/2014 à 15:51
Comme prévu, les tarifs d'assurance en France vont de nouveau augmenter en 2011, après un premier relèvement en 2010, en automobile, habitation et santé, mais à un rythme moins élevé que celui des coûts supportés par les assureurs, même si les associations de consommateurs émettent des réserves.
 
Après une année sombre en 2009, les assureurs ont en effet dû faire face cette année à une succession d'événements climatiques, de la tempête Xynthia aux inondations du Var en passant par les orages de grêle dans le Doubs.
 
En automobile, les assureurs ont dû faire face à l'augmentation du coût moyen des réparations, du nombre de bris de glace, ainsi que la hausse du nombre de kilomètres parcourus par les automobilistes, qui a mécaniquement engendré plus d'accidents.
 
La flambée des coûts a été telle, selon les assureurs, que plusieurs d'entre eux ont choisi de ne la répercuter que partiellement sur les tarifs en 2011.
 
 
"A un moment donné, si la sinistralité (proportion des sinistres rapportée à l'ensemble des assurés) se dégrade, vous êtes obligé de remonter les prix", explique Stanislas di Vittorio, fondateur du comparateur d'assurance en ligne Assurland.
 
"Mais si vous le faites de manière trop violente, vous allez perdre des assurés", ajoute-t-il. Plus encore que les autres, le marché de l'assurance automobile est l'objet d'une concurrence féroce et le prix y reste le premier argument.
 
Plutôt que d'opérer un rattrapage brutal dès 2011, certains assureurs vont donc étaler leurs hausses sur plusieurs années.
 
"On va connaître plusieurs années à 5% (en assurance habitation) pour rattraper" la hausse des coûts, prévoit M. di Vittorio, pour qui "il y a des limites à ce qu'on peut imposer aux gens".
 
Plusieurs grands assureurs, notamment des mutualistes très présents en automobile et en habitation, prennent le risque de laisser leurs résultats se dégrader pour ne pas perdre des parts de marché.
 
Une stratégie qui ne plaît pas aux marchés financiers et aux agences de notation, qui tirent à nouveau la sonnette d'alarme.
 
Malgré cette modération affichée, cette nouvelle vague de hausse après celle de 2009 est mal accueillie par les associations de consommateurs.


 
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