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Intempéries, crues... comment est-on indemnisé ?

Publié par le , Mis à jour le 13/10/2020 à 11:23 , Source : BFM-TV

Inondations, crues... pour être indemnisé il faut détenir le bon contrat d'assurance

Ce premier week-end d'octobre aura été marqué par la tempête Alex qui s'est abbatue sur une partie du pays. Arrivée par la Bretagne et les Pays de la Loire, elle est ensuite venue frapper le Sud-Est, causant de très nombreux dégâts dans cette zone. Inondations, voitures emportées, toitures arrachées... Les habitants, une fois les premiers secours prodigués, doivent désormais penser aux assurances. Pour en parler, BFM TV avait invité Olivier Moustacakis, cofondateur du comparateur d'assurances en ligne Assurland.com.

Que change l'état de catastrophe naturelle ?

La procédure est engagée avec une quarantaine de communes concernée. Mais concrètement, qu'est-ce que cela implique pour les assurés ? L'état de catastrophe naturelle change beaucoup de choses rappelle Assurland.com. La prise en charge des assurés est obligatoire et le délai d'indemnisation est ramené à trois mois. Ils ont en outre plus de temps pour déclarer leur sinistre : dix jours au lieu de cinq une fois que le décret parait au Journal Officiel. Enfin, ils bénéficient d'une franchise fixe de 380 euros. 

Quels papiers envoyer à l'assurance ?

Pour déclarer son sinistre, il faut adresser le maximum d'éléments à sa compagnie d'assurance. Cela peut être des factures, des photos,... Un bon réflexe à avoir est également de digitaliser certains papiers sur le cloud. Ils seront ainsi protégés et faciles à envoyer. Enfin, il ne faut pas oublier de préserver son logement touché par une inondation ou une coulée de boue. L'assureur pourrait en effet reprocher de ne pas avoir pris des mesures nécéssaires pour ne pas aggraver les choses. Ainsi, pensez à mettre une planche sur une vitre cassée, une bâche sur votre toit abîmé... 

 

La visite des experts est-elle indispensable ?

Pas forcément. Cela dépend de la nature et du montant du sinistre. Cette décision revient aux assureurs qui ont un délai de trois mois pour indemniser et font les démarches nécessaires dans cette intervalle. 

L'importance de détenir un bon contrat d'assurance

Que l'on soit professionnel ou particulier, il faut être assuré, c'est un vrai point. L'assurance habitation par exemple est obligatoire pour les copropriétaires, mais pas pour les maisons individuelles. Idem pour les véhicules. Au tiers simple (c'est à dire en responsabilité civile), une voiture inondée ou emportée par une crue ne sera pas couverte même en cas d'arrêté de catastrophe naturelle. Elle ne sera pas indemnisée. Certains assurés découvrent ainsi qu'ils ne détiennent pas un contrat d'assurance assez protecteur. Il faut donc saisir l'occasion pour aller jeter un oeil à ses contrats et comprendre ce pourquoi on est assuré.

Quand interviendront les premières indemnisations ?

Les assureurs ont trois mois pour rembourser les dégâts. Néanmoins, dans des situations de telles ampleurs, il faut attendre que les zones sinistrées soient accessibles et sèches, ce qui peut compliquer le passage des experts. Les assureurs sont toutefois très impliqués et font le maximum pour accompagner leurs clients. Ils doivent d'ailleurs leurs verser une première indemnisation sous deux mois. Des relogements sont également possibles. Tout dépend de la nature du contrat et des garanties souscrites. 

L'avenir du régime des catastrophes naturelles en question

Toutes ces inondations sont également le fruit d'une urbanisation à outrance. Des permis de construire dans des zones perméables ou à risque ont été délivrés pendant de nombreuses années. Il faut donc désormais appliquer le principe de prévention. Les communes sont donc incitées à mettre en place des plans de prévention des risques (PPR), au risque de voire doubler, tripler ou même quadrupler les franchises lors de sinistres à répétition. Et le régime des catastrophes naturelles est en déficit au vu du grand nombre d'événements climatiques ces dernières années. Il fonctionne sur une taxe de 12 % appliquée sur les contrats d'assurance habitation, mais selon les prévisions de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR) il faudrait passer, d'ici 2030, à 18 %. 

Faire jouer la concurrence en assurance

Depuis la loi Hamon, il est possible de résilier son contrat à tout moment au bout d'un an pour passer à la concurrence et payer moins cher son assurance auto ou habitation. Passer par un comparateur est un bon moyen de constater les économies réalisables.

 

 

 

 

 
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