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Rencontre avec ImmoJeune, la plateforme logement des étudiants

29 juin 2023 La Rédaction d'Assurland 17 vues

À l'heure des résultats du BAC et des vœux Parcoursup, de nombreux étudiants se posent la question de leur logement pour la rentrée 2023. Spécialiste de la question grâce à sa plateforme en ligne, William Vieilliard, directeur général d'ImmoJeune a répondu à nos questions et à celles des futurs étudiants.

Quelle est l’histoire d’ImmoJeune ? 

ImmmoJeune est né en 2011. À l'origine, il s’agissait d’une agence qui avait pignon sur rue à Paris, et qui était dédiée au logement étudiant et à la location. Ensuite, en ligne, nous avons très rapidement pris le parti de proposer une plateforme nationale, avec l’objectif de référencer toutes les annonces dédiées aux étudiants. Il peut s’agir d’annonces provenant de tous types de structures : résidences étudiantes, privées, sociales, auberges de jeunesse, foyers de jeunes travailleurs, agences immobilières, particuliers. En somme, toutes les annonces qui proposent des biens généralement de petite superficie, avec des baux d'un an, meublés, pour apporter une solution de logement aux étudiants sur tout le territoire. 

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Combien d’annonces sont aujourd’hui en ligne sur votre site ?

Aujourd’hui, nous référençons en ligne un peu plus de 100 000 annonces, 300 000, si elles sont lissées sur l'année. En proportion, 60 à 70 % des annonces proviennent de professionnels, et le reste des particuliers. Au total, nous avons à peu près 5 millions de visiteurs par an, et désormais une certaine notoriété, et expertise sur la question du logement étudiant. Mais nous connaissons un pic d’activité, sur notre site et dans nos interventions dans les médias, sur la période qui va de fin mai à fin octobre. 

Est-ce que la réforme du baccalauréat et l’arrivée de Parcoursup ont avancé la recherche de logements étudiants ?

Nous conseillons aux étudiants de se positionner sur les annonces avant leurs affectations, même s'il manque une ou deux pièces au dossier. Donc, la réforme n’a pas changé grand-chose de notre point de vue. La problématique est plutôt pour les retardataires, qui s'y mettent fin août. Il y a alors moins d'offres, surtout dans les villes tendues. D’aujourd’hui à fin juillet, la demande est soutenue. Il y a ensuite un petit calme sur les deux premières semaines d’août, et les recherches reprennent à la fin du mois d’août début septembre. 

Comment fonctionne la plateforme pour un étudiant ou futur étudiant ?

L’utilisation de la plateforme est gratuite, et nous guidons l'utilisateur vers la création de son compte et de son dossier, étape par étape. Notre service propose aux étudiants de les aider à avoir un dossier complet, de qualité, et solvable, avant de se positionner sur les offres, même s’ils peuvent aussi candidater de façon spontanée. Le dossier est ensuite transmis de façon automatique au gestionnaire derrière l'annonce. 

Est-ce que vous proposez d’autres aides à destination des étudiants ?

 Oui, nous avons aussi un partenaire, Garantme, qui permet d’obtenir un garant, notamment pour les étudiants étrangers. Et nous les guidons aussi sur la partie assurance habitation, avec des offres réellement destinées aux étudiants à des prix attractifs. Ensuite, nous les accompagnons aussi sur tous les sujets attenants au logement, en leur fournissant des guides écrits et des vidéos sur notre chaine YouTube. 

Comment vous rémunérez-vous avec ce modèle gratuit ?

Nous nous rémunérons sur les annonces des professionnels, qui paient un abonnement pour être plus visibles. Ce qui nous permet d’offrir une plateforme gratuite pour les étudiants et le dépôt des annonces de particuliers. Grâce à notre aide à la constitution du dossier, nous nous démarquons par la qualité des candidatures transmises. Cela permet aux professionnels de remplir leur logement plus facilement. Derrière, ce sont eux qui prennent le relai sur les étapes suivantes : visite, signature du bail et remise des clefs.

 Vous proposez aussi un service en partenariat avec les établissements ?

Nous proposons en effet un service ImmoJeune for school, qui permet de développer des plateformes privées pour les écoles. Nous leur fournissons une plateforme privative avec leur identité visuelle et qui recense toutes les annonces autour de leur campus dans un rayon de 5 kilomètres. Cela permet de rassurer les parents qui cherchent à trouver un logement rapidement, et pour les bailleurs, cela remplace les petites annonces punaisées dans le hall de l'école. 200 établissements nous font confiance avec cette solution.

Est-ce que vos données vous permettent de suivre l’évolution des prix des locations ?

Oui, nous publions aussi un certain nombre d’études et d’indicateurs. À l’heure actuelle, pour parler des villes étudiantes les plus chères, il faut compter en moyenne 850 euros pour 20 mètres carrés à Paris intramuros, 750 euros à Lyon, et 650 euros Nantes et Montpellier, qui sont des villes très intéressantes pour les étudiants où le marché est un peu moins tendu.

Est-ce que l’inflation pèse sur les prix actuels ?

Oui, on remarque une légère inflation sur les villes tendues, de l’ordre de 5 % à Paris, et entre 2 et 3 % dans les autres grandes villes. Mais cette inflation n’est pour l’instant pas bloquante. Il y a chaque année 3,5 millions d'étudiants, et un tiers a besoin de se loger. La demande reste donc forte sur ce besoin essentiel. La hausse des prix impacte malheureusement plutôt leurs autres postes de consommation. 

Et est-ce que l’interdiction des passoires thermiques pèse sur l’offre de logements ?

Pas forcément, car ceux qui ont l'habitude de louer aux jeunes font toujours quelques travaux préalables, et les structures d’accueil ont aussi l’habitude de faire les aménagements nécessaires et aux normes, sans compter qu’il s’agit souvent de logements récents. Pour les bailleurs particuliers, ils vont en effet être obligés de jouer le jeu, mais nous n’avons pas encore assez de recul pour évaluer l’effet de l’interdiction des passoires thermiques sur l’offre, surtout que la réforme va s’étaler dans le temps. En tous cas, on ne constate pas de diminution du nombre de logements pour le moment. Surtout, la location étudiante reste très intéressante pour les particuliers. Les étudiants très bons payeurs, avec moins de 2 % d'impayés. Tous ont des garants, qu’ils s’agissent de leurs parents, ou de l’État, via la garantie Visale.

Existe-t-il d’autres sources d’inquiétude sur ce marché ? 

Notre activité a bien sûr subi un coup de frein durant la période du Covid, mais cette page est tournée. Aujourd'hui, le sujet majeur est en effet le DPE pour les bailleurs particuliers et l'inflation des taux, qui représente un petit blocage pour les investisseurs qui empruntent plus cher pour leur investissement locatif.