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Anne Hidalgo a présenté les premiers points de son programme pour les municipales de Paris

Publié par le , Mis à jour le 15/01/2020 à 14:07

Ian Brossat s'est rallié au mouvement d'Anne Hidalgo pour ces municipales de 2020

Le 8 janvier dernier, Anne Hidalgo a donné quelques mots sur sa candidature aux élections municipales de 2020 au Parisien. Elle compte se présenter à nouveau, cette fois-ci sous la bannière du mouvement « Paris en commun ». Les annonces de la candidate portent surtout sur des points tels que l'écologie, le logement ou la circulation. Peu de détails budgétaires ont été toutefois donnés.

La candidate de l'alliance « Paris en commun » pour un dernier mandat

Pour 2020, Anne Hidalgo compte représenter son mouvement « Paris en commun », une alliance entre plusieurs candidats du Parti socialiste (PS), du Parti communiste français (PCF) via le ralliement de Ian Brossat, du mouvement de Benoît Hamon Génération.s ainsi que de Place publique, un parti politique de gauche à centre-gauche notamment porté par Raphaël Glucksmann.

C'est donc six ans après avoir remportée une première fois la mairie de la capitale que la candidate se réengage : « Je suis candidate à un nouveau mandat de maire de Paris. C'est cette ville que j'aime, qui me passionne, à laquelle je consacre une grande partie de ma vie », confie-t-elle au Parisien. Face à elle, Rachida Dati (LR), Danielle Simonnet ainsi que l'ancien joueur de football Vikash Dhorasoo pour la liste Décidons Paris ; les écologistes représentés par David Belliard ; Parisiennes, Parisiens de Gaspard Gantzer ; Le Nouveau Paris de Cédric Villani (dissident LREM) ; l'alliance LREM-UDI de Benjamin Griveaux Paris ensemble, Pierre-Yves Bournazel (Agir) ; Pierre Liscia (Libres) ; Serge Federbusch (divers droits avec soutien du RN et du PCD) ; ainsi que Marcel Campion, surnomme « le roi des Forains » et qui se présente sans étiquette.

Faire de Paris une ville « 100 % vélo »

Côté mobilité, Anne Hidalgo a développé de nombreuses idées. Tout d'abord, elle a fait part de son ambition de faire de Paris une ville « 100 % vélo », avec de nouvelles pistes cyclables au détriment de places de stationnement et des tracés reliant la capitale aux villes du Grand Paris.

Elle prévoit également moins de voitures pour une circulation plus fluide et une empreinte écologique plus raisonnable. Elle n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler au Parisien que « pour un air plus pur, nous mettrons fin au diesel et 2024 et aux moteurs thermiques à l'horizon 2030 ». L'actuelle maire de la ville prend donc assez largement les devants sur la récente Loi d'orientation des mobilités (LOM).

Cela devrait lui permettre de piétonniser de façon effective certains endroits stratégiques de Paris tels que la Place de la Concorde ou le fameux rond-point de l’Étoile. Elle a en outre promis d'affranchir de la présence des voitures le « cœur de Paris » (les quatre arrondissements centraux).

Plus de verdure, mais toujours autant de travaux

Et pour rendre Paris plus agréable pour les piétons, Anne Hidalgo veut créer deux nouveaux parcs, le premier dans le futur quartier de Bercy-Charenton (12e arrondissement), le second sur le terrrain de l'héliport à porte de Sèvres (14e arrondissement). Elle désire en effet rendre la ville « plus verte » en général : « La ville sera plus verte avec ses forêts urbaines sur le parvis de l'hôtel de ville, à la gare de Lyon et derrière l'Opéra. Nous transformerons les abords de la tour Eiffel entre la place du Trocadéro et l’École militaire. Nous poursuivrons nos grands projets en réaménageant notamment la place de la Concorde et celle de l’Étoile sur le modèle de celles de la Nation et de la Bastille. Les Champs-Élysées seront arborés », allègue-t-elle.

La candidate a aussi révélé vouloir consacrer un milliard d'euros pour « la propreté, l'entretien et les petits travaux de nos rues, de nos trottoirs, de nos places, de nos jardins, de nos pieds d'arbre ». C'est le double de la somme actuelle réquisitionnée pour cette tâche (500 millions d'euros).

Un plan interventionniste pour faire face à la crise du logement

En dehors des problèmes de pollution, Paris souffre également d'un mal certain : une crise du logement qui dure depuis plusieurs années et rend l'accès au logement difficile dans la ville et in extenso dans la région. Ainsi, Anne Hidalgo a manifesté son intérêt pour le logement social, qui est déjà passé de 13 % à 22,6 % d'ici la fin de son mandat. « Concrètement, ce sont 550 000 personnes, de la classe moyenne et des catégories populaires, qui peuvent continuer à vivre à Paris grâce à l'action de la municipalité », affirme-t-elle. Elle désire porter ce taux à 25 % en 2025 si elle est réélue. L'encadrement des loyers sera également maintenu.

La candidate désire en outre de la construction de logements neufs et de la transformation de bureaux. Mais elle est surtout très remontée contre les plateformes de location saisonnière (type Airbnb). « Je ne parle pas du Airbnb qui permet d'arrondir ses fins de mois, celui de l'économie du partage. Je parle des 60 000 logements qui ont été retirés du marché locatif, bouleversant le visage de certains quartiers. Sur cette question, j'organiserai, avant l'été 2020, un référendum pour que les Parisiens puissent décider des règles du jeu », affirme-t-elle. Ses accusations ont néanmoins été démenties par les données d'Airbnb, publiées à la fin de l'année dernière (il y aurait environ 4 080 logements loués plus que la norme imposée, i.e. 120 jours, sur l'ensemble du parc de logements parisien). Sous un mandat potentiel, la durée maximale de location pourrait passer à 30 jours seulement.

Anne Hidalgo reste encore évasive sur les questions de budget

L'aspect budget n'a pas encore été trop abordé Anne Hidalgo. Cette dernière lèvera le mystère sur l'aspect financier de toutes ces idées en février, au moment de présenter son programme complet. Elle a tout de même annoncé vouloir trouver des financements chez les entreprises investissant dans du logement ou « via des obligations vertes, un fonds vert pour moderniser Paris ». De plus, elle a promis de ne pas augmenter l'imposition des Parisiens si ces derniers la choisissent pour un prochain mandat.

 
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