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Auto : le marché de l'occasion rencontre un franc succès

Publié par le , Mis à jour le 30/04/2021 à 14:31

Si les constructeurs automobiles ont bien du mal à écouler leurs modèles en cet chaude saison d'été 2020, le marché de l'occasion est tonitruant. Les voitures de seconde main sont particulièrement prisées après une mise à l'arrêt du marché auto : elles sont moins onéreuses et la récente mise à jour de la prime à la conversion a également bien aidé.

Le marché de la voiture d'occasion bondit en cette période de déconfinement

Durant le confinement, le marché auto avait été mis à l'arrêt : concessionnaires fermés, garages moins disponibles, besoin de se déplacer moins important... Mais à partir du 11 mai dernier, ce marché avait commencé à repartir timidement, d'autant plus que l'auto a très vite été plébiscitée par les Français comme moyen de transport privilégié. En effet, cette dernière apparaît plus sécurisée et permet notamment d'éviter les transports en commun.

En 2019, 5,7 millions de voitures d'occasions avaient été vendues, et ce majoritairement à des particuliers, contre seulement 2,2 millions de voitures neuves. Et ces voitures neuves ont surtout été vendues à des entreprises, flottes automobiles ainsi que loueurs de courte ou de longue durée. « En réalité, moins de 4 % des 29 millions de ménages français achètent une voiture neuve », allègue Guillaume Paoli, cofondateur et coprésident avec Nicolas Chartier d'Aramisauto, spécialiste du véhicule d'occasion et filiale de PSA.

Chez Aramisauto, une progression de 32 % a été enregistrée pour le mois de juin par rapport à juin 2019. Cela a nécessité quelques adaptations de l'entreprise : « Nous avons dû accélérer les cadences dans notre usine de reconditionnement situé à Donzère (Drôme), confie Guillaume Paoli, cofondateur et coprésident avec Nicolas Chartier d'Aramisauto. Nous y traitons aujourd'hui entre 70 et 80 voitures par jour. »

Un nouveau record établi par rapport à la dernière décennie

En termes de ventes, le marché de la voiture d'occasion a marqué un record pour le mois de juin depuis 10 ans ! Le CCFA (Comité des constructeurs français d'automobiles) indique que 592 699 voitures d'occasion ont été écoulées à des particuliers en juin 2020. C'est une hausse de 28 % par rapport au mois de juin 2019, soit « le plus haut volume observé ces dix dernières années, calcule l'un des portes-parole du CCFA. Avec en particulier une demande de véhicules de moins d'un an extrêmement soutenue, en croissance de + 44 %. Et de + 36 % pour les occasions de 2 à 5 ans. »

« Ce sont des niveaux jamais atteints », jugeait au début du mois de juillet Vincent Hancart, directeur général d'AutoScoot24 France, entreprise également spécialisée dans le véhicule d'occasion. « Le marché de l'occasion est en effet reparti extrêmement fort, remarque Benoît Alleaume, directeur réseau pour Renault en France. Avec des résultats bien supérieurs à tous ceux observés avant le confinement. »

La prime à la conversion automobile a influé sur le marché de l'occasion

Plusieurs facteurs ont contribué à cette impulsion du marché de l'occasion. Tout d'abord, on peut noter un effet de rattrapage : après deux mois et demi de confinement, les clients qui avaient reporté leurs achats ont pu les effectuer.

Mais c'est surtout l'amélioration de la prime à la conversion qui a poussé de nombreux Français à acquérir une auto d'occasion. Pour Aramisauto, ce ne sont pas moins de 29 % du total des ventes de véhicules d'occasion du mois de juin qui ont été motivées par la prime à la conversion, tandis que cela ne concerne que 20 % du neuf.

Enfin, les motorisations électriques et hybrides font fureur. « Nous avons effectivement assisté à un quasi-doublement des demandes concernant les motorisations électriques depuis mai » confie Antoine Jouteau, directeur général du groupe Leboncoin. En effet, si ces véhicules sont chers, l'occasion permet d'en réduire un peu les frais. D'autant plus que l'électrique a la cote en ce moment !

Peut-on être pénalisé par le malus écologique en achetant un véhicule d'occasion ?

La prime à la conversion encourage à acheter un véhicule plus propre. Mais peut-on être pénalisé par le malus écologique en achetant un véhicule d'occasion ? D'autant plus que l'on sait qu'il est possible de cumuler prime à la conversion et malus écologique sur un véhicule neuf.

Le malus écologique a été mis en place par la France en vue de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Cette taxe est également doublée de son dispositif inverse, le bonus écologique, qui récompense par un dégrèvement sur le prix de l'auto si cette dernière est vertueuse en termes d'émissions de CO2. Pour le malus, il est basé sur le niveau d'émissions de CO2 du véhicule, exprimé en grammes par kilomètre. Donc, plus la voiture rejette du CO2, plus le malus sera élevé, et plus le prix augmentera.

Il y a quelques mois, le malus écologique concernait encore les véhicules d'occasion, avec une pénalité échelonnée de 100 à 1 000 euros et calculé via la puissance fiscale du véhicule. Mais depuis le 1er janvier, les véhicules d'occasion achetés en France ne sont plus concernés par cette taxe. En effet, le gouvernement estimé que le malus écologique a déjà été payé à l'achat du véhicule neuf.

Néanmoins, les véhicules d'occasion importés depuis un pays étranger restent concernés par le malus écologique car le gouvernement juge qu'il n'a pas été payé, la première immatriculation n'ayant pas eu lieu en France. Le montant de la taxe dépendra de la première année d'immatriculation du véhicule dans le pays étranger, avec une réduction de 10 % par année d'immatriculation entamée.

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