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Nantes, Lille, Paris... Ces villes qui généralisent le 30 km/h

Publié par le , Mis à jour le 10/09/2020 à 17:48
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Les villes veulent limiter la pollution

Depuis le 31 août, la ville de Nantes a décidé de généraliser le 30km/h. Aujourd’hui, une quarantaine de municipalités ont sauté le pas en imposant une zone 30. Une limitation de vitesse qui a pour but de protéger la santé de la population et par souci d’écologie.

Nantes lance sa "zone 30"

Grenoble, Lille et puis maintenant Nantes. Par souci d’écologie et pour protéger les habitants, de plus en plus de villes généralisent le 30 km/h. Aujourd’hui, une quarantaine de villes ont décidé de ralentir les vitesses des voitures. En octobre 2019, 44% des rues de Lille sont limitées à 30 km/h. Un an plus tard, c’est deux fois plus. Seuls certains grands axes échappent à la règle.

Le 31 août dernier, la ville de Nantes décide elle aussi de sauter le pas : « Dans la période de crise sanitaire, cela nous a amené à accélérer les évolutions de déplacement. Nous avons ainsi voulu par exemple, donner plus de place aux piétons et aux vélos y compris parce que cela permet de mieux respecter les gestes barrières et la distanciation physique nécessaire à cette période » explique Johanna Rolland, la maire de Nantes et présidente de Nantes métropole.

Comme l’indique la municipalité, la zone 30 s’étend sur l’ensemble de la ville. En clair, dès qu’un automobiliste arrive dans la ville, il est dans l’obligation de ralentir sa vitesse. Les axes Busway, Chronobus, lignes express ne sont pas concernés par cette nouvelle limitation de vitesse.

La mairie de Nantes a annoncé la mise en place d’un site internet pour obtenir les réactions positives ou négatives des habitants sur le sujet de la « zone 30 ».

A Paris, Anne Hidalgo souhaite, elle aussi, imposer les 30km/h : « Lutter contre toutes les pollutions est un enjeu de santé publique » explique-t-elle dans un manifeste le 16 juin dernier. Depuis quelques années, Paris a commencé à abaisser la vitesse dans certaines rues. C’est le cas dans une grande partie des 11ème et 12ème arrondissements. A l’inverse, elle est reste figée à 50km/h dans le 17ème arrondissement. De quoi perturber les automobilistes.

Quels sont les bienfaits du 30km/h ?

Selon Bruitparif, la réduction de 20 km/h de la vitesse entraîne une baisse de bruit perceptible de l’ordre de 3DB.

Dans une vidéo diffusée sur Twitter, la ville de Nantes explique que ralentir son allure permet :

  • Plus de sécurité
  • Une ville plus apaisée
  • Des meilleures conditions pour se déplacer à pied et en vélo

Par ailleurs, baisser la vitesse c’est aussi inciter les automobilistes à délaisser leur voiture et à prendre les transports en commun.

La pollution responsable d’un mort sur 8 en Europe

Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution est responsable d’un mort sur huit en Europe. En 2012, 630.000 décès prématurés dans les 27 pays de l’UE ont été recensés. Des morts qui ont un lien de près ou de loin avec la pollution : « Ces morts pourraient être évités en éliminant les risques environnementaux mauvais pour la santé ».

Pour faire diminuer le taux de mortalité, l’agence préconise « plus d’espaces verts, des lieux d’activité physique, de détente et d’intégration sociale » mais aussi « d’abaisser la circulation routière ».

 
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1 RÉACTION
Eric Lougnon 15/09/2020 à 09:10
La notion de pollution liée à la vitesse en ville est un mensonge pur et simple. En effet, plus un moteur tourne vite, plus il pollue. Passer de 50 à 30 km/h oblige la plupart des véhicules à moteur à changer de rapport de boite de vitesse, qu'elle soit mécanique ou automatique, à passer par exemple de la 4ème à la 3ème pour les boites à 6 rapports, augmentant ainsi le régime moteur et la consommation, et donc le bruit et la pollution. La seule vérité dans cette affaire est que cela améliore la sécurité des piétons et des vélos. Mais on voit bien ici qu'il s'agit avant tout de dissuader les gens de prendre leur voiture car, comme pour le 80 km/h en rase campagne, on s'arrange pour rendre leurs trajets en voiture si longs qu'ils en deviennent non rentables. C'est faisable pour un citadin qui reste dans sa ville s'il y a des transports en commun efficaces et sécurisés, mais pour quelqu'un qui ne fait que passer d'une ville à l'autre ou qui travaille à l'extérieur, c'est un vrai cauchemar quotidien.

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