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Sécurité routière : en Europe, la France fait figure de mauvais élève

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Sécurité routière : la France, un mauvais élève européen

Si sa mortalité routière ne cesse de diminuer ces dernières années, la France fait toujours figure de mauvais élève au niveau européen. Alors qu’il possède environ le même nombre d’habitants que la France, le Royaume-Uni comptait deux fois moins de tués sur les routes en 2017.

Une population plus importante en Allemagne mais une mortalité routière inférieure

La mortalité au volant en Europe. Selon les dernières données publiées par Eurostat, la France reste derrière un bon nombre de pays européens en matière de sécurité routière. Malgré une diminution chaque année de sa mortalité routière, l’Hexagone est à l’inverse dans les derniers de la classe. S’il se classe devant des pays comme la Roumanie, la Bulgarie ou encore la Grèce, notre pays reste loin derrière la Norvège, la Suède et la Suisse. Avec à peu près autant d'habitants que le Royaume-Uni, la France compte même presque deux fois plus de tués sur les routes en 2017 (3 444 décès dans l'hexagone contre 1 856 outre-Manche). Alors que l’Allemagne compte 15 millions d'habitants supplémentaires, son bilan reste bien meilleur avec 3 180 personnes décédées sur les routes il y a deux ans.

Les automobilistes français sont-ils moins civiques ?

Pour Emmanuel Barbe, ce mauvais bilan repose sur divers facteurs. « Le réseau routier britannique est en mauvais état, contrairement au nôtre, les conducteurs britanniques ne peuvent donc pas aller vite. Et puis surtout, il y a beaucoup de radars, partout, avec une véritable lutte contre les excès de vitesse », explique-t-il à BFMTV. Le délégué interministériel à la sécurité routière met également en avant un manque de civisme, notamment comparé aux Allemands, qu’il juge « plus attentifs au respect des distances de sécurité ».

Selon Sandrine Gaymard, chercheuse spécialiste des questions de sécurité routière à l’Université d’Angers, les caractéristiques culturelles sont également à prendre en compte. Parmi eux, celui de la masculinité-féminité. « La mortalité au volant touche plus les hommes, que les femmes. Une conductrice aura plus facilement tendance à faire attention aux usagers vulnérables, comme les piétons, nous explique Sandrine Gaymard. Aux Pays-Bas par exemple, qui est une société où la division des rôles sociaux hommes/femmes est faible, les résultats sont meilleurs en matière de sécurité routière », indique la chercheuse à BFMTV.

 
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