Le logement reste le premier poste de dépenses des Français. En 2025, il représente 621 milliards d'euros, soit 28 % de la consommation totale des ménages, une part en légère hausse sur un an. Les loyers progressent encore, tandis que la construction neuve continue de reculer fortement, selon les chiffres publiés lundi par le Service des données et études statistiques (SDES).
Les loyers grimpent, la facture énergétique s'allège
Les dépenses courantes de logement (loyers, charges, énergie, entretien) s'élèvent à 470 milliards d'euros en 2025, en hausse de 1,9 %. Ce rythme ralentit nettement par rapport à 2024 (+ 4,6 %), et ce ralentissement tient à deux évolutions opposées : d'un côté, les loyers continuent de progresser (+ 2,9 % sur un an) ; de l'autre, la facture énergétique recule grâce à la baisse des prix de l'énergie, ce qui compense en partie la pression exercée par les loyers.
Malgré ce répit sur l'énergie, le poids du logement dans le budget des ménages ne faiblit pas : il absorbe 28 % de leur consommation en 2025, contre un peu plus de 15 % dans les années 1960. Cette proportion a donc plus que doublé en soixante ans, et le logement a d'ailleurs pesé pour moitié dans la hausse de 1,2 % de l'ensemble des dépenses de consommation des ménages l'an dernier. Rapportée à l'échelle du pays, cette charge représente désormais 21 % du produit intérieur brut.
Cette charge se répartit sur un parc composé à 82,6 % de résidences principales, 9,7 % de résidences secondaires et 7,6 % de logements vacants, ce qui explique pourquoi la moindre variation des loyers ou des charges touche directement la grande majorité des foyers.
Logement neuf vs ancien : deux marchés à contre-courant en 2025
L'investissement dans le logement neuf chute de 12,9 % en 2025, une baisse qui se traduit par seulement 269 700 mises en chantier sur l'année, soit 25 % de moins qu'avant la crise sanitaire. Cette contraction touche particulièrement l'Île-de-France, où les mises en chantier sont passées de 59 500 logements en 2022 à seulement 44 900 en 2025. Les propriétaires ralentissent eux aussi leurs travaux : les dépenses de gros entretien et d'amélioration ne progressent que de 0,2 % (après + 2,1 % en 2024), et leur volume recule pour la première fois depuis 2020.
Le marché de l'ancien suit une trajectoire inverse. Porté par le repli des taux de crédit immobilier, revenus proches de 3 %, il voit ses transactions bondir de 19 % après trois années de baisse, tandis que les prix des logements anciens progressent de 0,6 %, une première après deux années de recul. Ce rebond reste toutefois fragile : en juin 2026, la FNAIM décrivait encore un marché immobilier convalescent et n'anticipait qu'environ 900 000 transactions dans l'ancien pour cette année.
Résultat de ce déséquilibre entre un neuf en berne et un ancien qui redémarre : le parc immobilier français continue de croître, mais à son rythme le plus faible depuis quarante ans (+ 0,6 %), pour atteindre 38,5 millions de logements.
Les aides publiques progressent, la fiscalité aussi
Face à cette pression budgétaire, les aides publiques au logement progressent de 5,5 % en 2025, pour atteindre 45,9 milliards d'euros. Cette hausse profite d'abord aux occupants, avec des aides personnelles au logement (APL, ALS, ALF) en progression de 3 %, même si le chèque énergie recule à mesure que les prix de l'énergie baissent.
Le soutien à la rénovation s'accélère nettement : MaPrimeRénov' bondit de 52 % après une année 2024 marquée par une pause du dispositif, et les subventions aux bailleurs sociaux progressent de 25 %. Mais cet effort public a une contrepartie : l'État perçoit en parallèle 103 milliards d'euros de recettes fiscales sur le secteur du logement, en hausse de 4,9 %, portée par la fin du bouclier tarifaire sur l'électricité et par la reprise des transactions dans l'ancien évoquée plus haut.
Bon à savoir :
Face à l'augmentation des dépenses de logement, l'assurance habitation reste un levier d'économie accessible. Comparer les offres permet souvent de réduire sa cotisation, à garanties équivalentes. Le comparateur Assurland permet aux locataires et aux propriétaires de comparer gratuitement les contrats d'assurance habitation du marché et de trouver la formule la mieux adaptée à leur logement, au meilleur prix.