Revue de presse

Les édifices religieux sont-ils bien assurés ?

Publié par le , Mis à jour le 29/07/2020 à 12:25 , Source : Le Figaro

Comment fonctionne l'assurance pour les églises ?

Près d'un an après Notre-Dame de Paris, emportée par un violent incendie, la cathédrale de Nantes a elle aussi été dévastée par les flammes le samedi 18 juillet. Comment fonctionne l’assurance pour ce type de bâtiment ? C’est la question posée par le quotidien Le Figaro dans un dossier consacré aux églises. Si l'Etat est responsable des biens lui appartenant, assurer les visiteurs est une obligation. Estimer les objets de culte est également un véritable sujet.

Qui va payer les dégâts ?

Une obligation pour l’Etat

« C’est une obligation pour l’Etat parce que c’est sa propriété, c’est une obligation parce que c’est notre culture, donc nous répondrons présents ». C’est par ces mots que Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a confirmé que l’Etat prendrait à sa charge la reconstruction de l’édifice gothique de Nantes, qui a été en partie détruit par un incendie, comme c'est le cas pour Notre-Dame de Paris. Comme le confirme l’article paru dans Le Figaro le 24 juillet dernier, l’Etat est propriétaire de 83 cathédrales édifiées avant la loi de 1905 qui a promulgué la séparation des Eglises et de l’Etat. Ainsi, comme avec Notre-Dame de Paris, il financera la restauration du bâtiment.

L’Etat est son propre assureur

Selon la formule, l’Etat est son propre assureur. En effet, depuis 1889, il n’assure plus ses biens auprès de sociétés privées et finance lui-même la réparation des dommages. L’Etat est donc responsable de l’entretien et de la restauration de ces édifices religieux qui sont sa propriété. Une affirmation à nuancer toutefois : « il arrive qu’une police d’assurance soit souscrite pour les objets de grande valeur : reliques, statues, tableaux, livres de grande valeur historique… », précise la Fédération Française de l’Assurance au Figaro. Des assureurs spécialisés existent d’ailleurs pour ce type de biens.

Attention toutefois, explique le journal, pour ce qui concerne les cathédrales construites après 1905, leurs propriétaires doivent se charger de souscrire une police d’assurance adaptée et de gérer l’entretien et la conservation du bâtiment et des objets qu’il renferme. Il en est de même pour les églises qui appartiennent aux communes et aux associations diocésaines, respectivement au nombre de 40 000 et de 5000.

Des objets à la valeur inestimable, pas toujours faciles à assurer

Les communes mieux protégées que les diocèses

Interrogé par le quotidien, Olivier Moustacakis, le cofondateur d’Assurland.com, explique : « Tous les propriétaires des lieux de culte ouverts au public souscrivent une assurance responsabilité civile qui les protège contre les dommages causés aux visiteurs ». C’est une obligation. Les communes souscrivent également généralement une assurance contre le vol des objets de culte, mais aussi contre les incendies ou les inondations. Pour faciliter les démarches, elles font appel à une assurance collective, qui couvre l’ensemble des bâtiments publics.

Les églises appartenant à des diocèses sont moins bien assurées, « faute de moyens suffisants » concède Dominique de la Fouchardière, Directeur de SLA-Groupe Verspieren. Certains assureurs vont même jusqu’à résilier les contrats car les bâtiments ne sont pas assez bien équipés (pas d’alarme, de colonne sèche…).

Des objets à la valeur inestimable

Mais le véritable problème réside dans l’assurance des objets de valeur. Oeuvres d’arts, gravures, statues…. « Leur valeur est souvent inestimable et très difficile à évaluer » explique le courtier.

Article à lire en entier ici : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/des-eglises-pas-toujours-bien-assurees-20200723

 
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