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Inondations :Assurland, invité de La Matinale sur LCI

Publié par le , Mis à jour le 16/10/2018 à 11:20 , Source : LCI

Après les inondations de l’Aude, Stanislas di Vittorio, expert en assurances et directeur général du comparateur d’assurances Assurland.com a été invité sur le plateau de La Matinale sur LCI. Il est venu parler de la procédure catastrophe accélérée et des démarches des sinistrés afin d’obtenir une indemnisation.

Procédure de catastrophe accélérée : qu’est ce que ça change pour les sinistrés ?

Selon Stanislas di Vittorio, cette procédure exceptionnelle permet aux sinistrés d’obtenir plus de temps pour faire leur déclaration de sinistre, 10 jours ouvrés, tout en sachant que les assureurs restent assez flexibles dans ce type de situation. Au niveau de l’indemnisation, les assureurs indemnisent mieux les sinistrés et surtout plus rapidement, étant donnée l’urgence de la situation.

En raison des gros dégâts provoqués par les inondations, un expert passera voir chaque sinistré. Lors de ce type de catastrophe qui touche bon nombre d’assurés, il n’y a pas assez d’experts, malgré la mobilisation de l’ensemble du corps de métier à travers toute la France. Mais cette étape peut prendre un peu plus de temps, tout comme les réparations, par manque d’artisans.

Combien de temps pour que les sinistrés retrouvent un lieu de vie décent ?

Dans le cadre d’une catastrophe naturelle, les assureurs sont tenus d’indemniser les sinistrés sous 3 mois, ce qui est déjà assez long, note Stanislas di Vittorio. Mais il rappelle également que l’indemnisation n’est pas « un lieu de vie décent » mais plutôt un chèque. Tout ne tient pas dans la main des assureurs : une fois le chèque d’indemnisation fait, il faut attendre que les dégâts sèchent avant de commencer les travaux, la disponibilité des artisans pour réparer, etc.

Quelle est la priorité en cas d’une telle catastrophe ?

Stanislas di Vittorio explique que la priorité consiste à ce que les dégâts ne s’aggravent pas. Minimiser les dégâts est de la responsabilité de l’assuré. Dans le cas d’une inondation, le mieux est d’aérer le plus possible, plutôt que de fermer le logement par exemple.

Afin que l’assureur indemnise les assurés, il va leur demander une estimation des dégâts. Pour faire une estimation au plus juste, les sinistrés doivent fournir des éléments tels que des factures, des photos, ou tout éléments justifiant la valeur et la propriété de matériels endommagés. En cas de perte ou de défaut de factures ou justificatifs, c’est sur le passage de l’expert que va se jouer l’estimation. Ce dernier analysera les dégâts et fera une proposition de valeur sur laquelle l’assureur se basera ensuite pour l’indemnisation.

Autre point important : les sinistrés peuvent commencer à déblayer les dégâts mais surtout pas les réparer avant le passage de l’expert, pour lui montrer les dégâts occasionnés. Si c’est déjà réparé, l’expert ne constatera pas de dégât, et n’indemnisera donc pas.

A combien sont estimés les dégâts ?

Selon Stanislas di Vittorio, à ce jour il n’y a pas encore d’estimation. Toutefois, sur ce type d’événement, on sait déjà que les estimations peuvent s’étaler de centaines de millions d’euros à peut-être 1 milliard.

Comment les assureurs anticipent-ils ces phénomènes climatiques de plus en plus nombreux ?

Le DG d’Assurland rappelle qu’il y a deux points importants :

  • Le climat change, impliquant des phénomènes climatiques plus extrêmes, plus violents
  • On a construit, avec l’accord des pouvoirs publics, dans des zones inondables. On a beaucoup bétonné, donc là ou il y avait une évacuation des eaux, maintenant, l’eau a plus de mal à s’échapper, participant aussi à ces catastrophes.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a certes une part du climat changeant mais aussi une intervention humaine.

Voir la vidéo de l'intervention d'Assurland : 

 
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