Longtemps concentrés sur les catalyseurs, phares ou rétroviseurs, les voleurs s'attaquent désormais à un équipement inattendu. Les caméras de recul connaissent une explosion des vols en France, portée par leur facilité de démontage et leur forte valeur sur le marché parallèle.

Une explosion des vols sur tout le territoire

Le phénomène s'accélère nettement depuis 2024. Dans certaines villes, les chiffres illustrent l'ampleur du problème : à Blois, 68 caméras de recul ont été volées en seulement deux mois, de jour comme de nuit, dans plusieurs quartiers.

Ces équipements sont désormais identifiés comme l'une des pièces les plus convoitées par les voleurs, devant des éléments historiquement ciblés comme les rétroviseurs ou les phares. Le phénomène s'inscrit dans une tendance plus large de hausse des vols de pièces détachées automobiles, alimentée par une forte demande sur le marché de l'occasion.

Des pièces faciles à voler... et coûteuses à remplacer

Le succès de ces vols repose sur un facteur clé : la simplicité technique. Sur certains modèles, la caméra est intégrée directement dans le logo arrière du véhicule et fixée par un simple adhésif. Il suffit alors de tirer pour l'arracher, avec une connectique minimale.

Résultat : l'opération ne prend que quelques secondes et peut être réalisée sans outil spécifique. Cette facilité explique la multiplication des vols, parfois à répétition sur un même véhicule.

Pour les automobilistes, l'impact est immédiat. Le coût de remplacement varie généralement entre 300 et 500 euros, selon les modèles. Et la prise en charge dépend du contrat d'assurance : seule une formule tous risques permet, dans la majorité des cas, d'être indemnisé.

Le marché parallèle alimente le phénomène. Les pièces volées sont revendues en ligne ou via des réseaux informels pour quelques dizaines d'euros, créant un cercle vicieux entre offre et demande.

Des véhicules et profils particulièrement ciblés

Tous les automobilistes ne sont pas exposés de la même manière. Les modèles les plus touchés sont des véhicules récents, notamment les citadines et SUV compacts. Les Renault Clio, Captur et Mégane figurent parmi les cibles privilégiées.

Certaines spécialités automobiles sont aussi plus concernées. Les véhicules équipés de systèmes intégrés, où la caméra est visible et accessible, présentent un risque accru. À l'inverse, les modèles où la caméra est mieux protégée ou dissimulée sont moins exposés.

Face à cette recrudescence, certains conducteurs adaptent leur comportement : stationnement dans des zones éclairées, fixation renforcée des équipements ou recours à des dispositifs de sécurisation deviennent des réflexes pour limiter les risques.

Les constructeurs commencent également à réagir. Certains ont modifié la conception des nouveaux modèles afin de rendre ces équipements plus difficiles à démonter.



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