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300 millions d'euros investis par la région Île-de-France pour le RER vélo

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Le vélo est un moyen de transport alternatif qui avait déjà été plébiscité pendant les grèves

Durant cette crise du coronavirus COVID-19, certains ont recommandé l'usage du vélo, qui permet notamment de préserver la distanciation sociale. En tout cas, la région Île-de-France a décidé d'investir 300 millions d'euros pour soutenir encore l'usage du vélo après le « Grand Confinement ». Des pistes cyclables seront aménagées et relieront différentes gares RER en Île-de-France.

Une initiative qui fait suite à la pandémie de coronavirus

Déjà pendant les grèves interprofessionnelles contre la réforme des retraites du gouvernement Philippe, le vélo était le grand gagnant : son usage avait décollé et ce moyen de transport avait été particulièrement plébiscité. Pendant cette pandémie de COVID-19, il est également apprécié et plusieurs villes dans le monde ont mis en place ce que certains ont nommé les « coronapistes », pistes cyclables provisoires pour proposer une alternative à la voiture et aux transports en commun.

En Île-de-France, l'initiative a été particulièrement reconnue : la région a décidé de rendre officiel son soutien au projet RER vélo, composé de neuf itinéraires dédiés aux cyclistes. La présidente de la région Valérie Pécresse l'avait déjà annoncé en février au Parisien : « la région Île-de-France est prête à mobiliser pour le RER Vélo jusqu'à 300 millions d'euros ». Cela représente presque deux tiers du coût total de ce projet de grande ampleur. Ce qu'il restera à financer reviendra aux collectivités locales ainsi qu'à l’État. Les gares RER présentes sur le parcours seront également aménagées pour accueillir cette mobilité alternative.

Préserver la distanciation sociale après le Grand Confinement

Il faut aussi préciser que cette somme de 300 millions d'euros comprend les financements dédiés aux pistes cyclables temporaires mises en place pendant le « Grand Confinement ». Ce réseau avait été nommé « TempoRER vélo » et mis en place grâce à des marquages au sol et des plots. Mais un autre grand avantage de ce moyen de transport à deux roues est la distance qu'il préserve entre les différents usagers. Il permet en effet de réduire les contacts, correspondant aux besoins sanitaires en ces temps de pandémie. En outre, ces pistes pourront être ouvertes à d'autres moyens de transports comme les trottinettes.

Valérie Pécresse s'exprime dans le Parisien à ce propos : « On a signé rapidement et maintenant car la crise sanitaire actuelle nous oblige à repenser notre système de mobilité. Tous les leviers doivent être actionnés pour que le déconfinement se passe dans les meilleures conditions. Le vélo est un des outils permettant de préserver la distanciation sociale. Il doit jouer pleinement son rôle en complément des autres modes de transport, notamment pour éviter la paralysie complète du réseau routier francilien qui serait provoquée par un report massif vers la voiture individuelle. »

Un dispositif qui arrivera dès le moi de mai

Le dispositif sera d'actualité plus vite qu'on ne pourrait le croire : à partir du mois de mai prochain, on verra déjà apparaître certaines parties des itinéraires prévus. Seront aménagés en priorité les tronçons les plus fréquentés et où le risque de saturation dans les transports en commun est le plus élevé. Sont donc concernés la ligne 13 du métro ainsi que les RER A, B, C et la branche Sud du RER D. « Le collectif a réalisé un audit sur ces quatre itinéraires très chargés et c'est un énorme boulot sur lequel nous sous sommes appuyés », a indiqué la présidente de la région.

Et l'initiative est plus que bien accueilie : « Pour nous c'est une très bonne nouvelle que la région s'engage de manière aussi conséquente, s'enthousiasme Louis Belenfant, le directeur du collectif vélo IDF. C'est un signal fort envoyé aux autres collectivités. Nous serons là pour les accompagner pour réaliser ce schéma et garder sa cohérence ». Le ministère de la Transition écologique a également salué ces mesures et se penche actuellement sur un « guide national des recommandations » destiné aux collectivités, afin d'assister ces dernières dans ces transitions de mobilité.

 
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