Revue de presse

Assurland parle indemnisation d'assurance après les inondations

Publié par le , Mis à jour le 09/10/2018 à 10:11

Le 5 février 2018, Stanislas di Vittorio a été invité sur le plateau de L’Info du vrai sur Canal +, pour parler assurance en cas d’inondations. En effet, les fortes inondations qui ont touché la France ces dernières semaines ont créé de gros dommages, surtout matériels, impliquant l’intervention des assureurs auprès des sinistrés.

Après les inondations, quoi ?

Alors qu’on attend toujours la décrue qui se fait attendre, l’émission de Canal + a souhaité faire le point sur les inondations qui ont eu lieu en France : différencier inondations et catastrophes naturelles, appels à l’Etat et à la solidarité. Pour ce faire, 3 invités, spécialistes de la question, chacun dans leur propre secteur, dont Stanislas di Vittorio, Directeur général d’Assurland.com, le comparateur d’assurances.

Stanislas di Vittorio, DG d'Assurland.com, invité du plateau L'info du vrai sur Canal +

Selon Laurent Cabrol, journaliste spécialisé dans la météo, la décrue est amorcée, indiquant la fin des fortes pluies. C’est paradoxalement un autre type d’intempéries qui amorce la fin des inondations : une vague de froid venue de l’Ouest qui s’est d’ores et déjà abattue sur la France.

Construction en zones inondables, dommages matériels, sinistrés… tous les Français victimes des inondations vont devoir entamer si ce n’est déjà fait des démarches assurantielles. Comme le rappelle Stanislas di Vittorio, il existe 2 régimes d’indemnisation :

  • Le régime privé, celui des assureurs
  • Le régime Cat’Nat’, concernant l’Etat. Il s’agit d’un régime de solidarité payé par les assurés

Qu'est ce qu'une catastrophe naturelle ?

Selon Valérie Pécresse, président de la région Ile-de-France, « il faut que les assurances paient ce qu’elles doivent payer et si y’a un reste à charge qui n’est pas pris en charge par les assurances et l’état de catastrophe naturelle, et bien nous en discuterons avec les Maires que je réunirai dès qu’on aura eu la décrue pour faire le point des dégâts ».

Bruno Lemaire, de son côté a réuni les assureurs à Bercy. Pour l’instant, ce sont près de 8 000 déclarations de sinistres qui ont été reçues par les compagnies d’assurance (contre 190 000 en 2016). Cette année, l’Etat n’est plus chargé des aménagements de prévention des crues, mais bien les agglomérations, aidé par la « taxe inondation » (plafonné à 40 euros par administré). Problème, ce dispositif n’a été adopté que par moins de 80 intercommunalités, sur en tout 1 200. Pour les Maires réticents, c’est la solidarité nationale qui doit prendre en charge les catastrophes naturelles.

Inondations ou catastrophes naturelles ?

Le présentateur soulève une question importante : à chaque fois que les fleuves débordent, peut-on qualifier la situation de catastrophe naturelle ou de simple inondation ? Selon Marc Laime, consultant « eau et assainissement » auprès des collectivités locales, on touche à la question de la responsabilité collective. Durant plusieurs décennies, c’est l’Etat qui devait « s’occuper de tout ça ». Aujourd’hui, la responsabilité revient aux collectivités locales, sans pour autant leur donner ni les outils ni les moyens d’assurer ces situations.

Un paradoxe : la taxe inondation ne va concerner que 17 millions de Français vivant dans des zones inondables alors que parallèlement, le dispositif Cat’Nat’ est assuré par l’Etat. Pour M. Laime, on ne devrait pas parler dans ce cas précis de catastrophe naturelle.

Spécialiste de l’assurance, Stanislas di Vittorio précise : « la notion de catastrophe naturelle, c’est la notion d’événement hors-norme ». Une notion plutôt floue selon le DG du comparateur d’assurances, qui s’accorde à dire que ces inondations ne sont pas particulièrement hors-normes, sans pour autant diminuer la gravité de ces intempéries. Et de préciser que la décision de catastrophe naturelle est avant tout une décision politique, prise en guise de compensation pour avoir laissé construire des habitations en zones inondables.

La question de la couverture d’assurance

En entrant dans le détail, le présentateur soulève la question du cas par cas et du bon sens. Est-il indispensable de couvrir un sinistré en zone inondable, si sa chaudière par exemple, est installée au sous-sol, première partie de la maison touchée en cas d’inondations ?

Selon M. di Vittorio, la vraie problématique concerne les décisions qui ont été prises en amont : c’est-à-dire laisser construire les habitations à des endroits où l’on n’aurait jamais dû construire.

La question de l’indemnisation des voitures prises dans les inondations

Une voiture, comme le rappelle Stanislas di Vittorio, sera prise en charge par l’assurance si elle est assurée tous risques. Si elle est simplement assurée au tiers (ou responsabilité civile), elle ne sera pas remboursée.

Réchauffement climatique : des catastrophes naturelles qui devraient se multiplier

Si un changement climatique est bien réel, en Europe on a la chance d’être plutôt moins touché que le reste du monde, selon Stanislas di Vittorio. Pour ce dernier, les inondations que la France vit depuis ces dernières années ne sont pas encore liées aux changements climatiques mais liées au fait que les gens ont construit dans des zones à risques.

Faut-il aller plus loin dans la mutualisation de nos risques ?

Selon le DG du comparateur d’assurances, non. Faut-il faire porter la responsabilité aux gens de là où ils se sont installés ? Encore une fois, une décision une nouvelle fois politique.

Voir la vidéo :

https://www.mycanal.fr/docus-infos/l-info-du-vrai-du-05-02-inondations-le-prix-de-l-eau/p/1480388

 
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