Comparez gratuitement

Doit-on craindre en France la fièvre hémorragique de Crimée-Congo ?

17 juil. 2023 Zoé Dupey 179 vues

L’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) alerte sur la possible émergence de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) en Europe. Cette maladie mortelle pour les humains pourrait être la résultante du réchauffement climatique.

Une menace portée par le réchauffement climatique

Caractérisé par une hausse des températures, le réchauffement climatique bouleverse l’ensemble des écosystèmes. Le métabolisme des animaux s’en trouve affecté et des maladies transmissibles à l’Homme peuvent apparaitre ou ré-émerger. Ce bouleversement a des conséquences directes sur des maladies infectieuses dont les effets diffus sont bien connus des autorités.

En effet, la hausse de températures peut favoriser la propagation de maladies parasitaires ou vectorielles. Le problème est que cette hausse étend l’aire de distribution des insectes vecteurs et avec, l’incidence des maladies associées dans des régions auparavant peu concernées.

Cependant, le réchauffement climatique n’est pas le seul facteur, mais bien une des causalités multifactorielles, parmi lesquelles : l’intensification des élevages et le commerce international, ­la déforestation d’origine anthropique et l’artificialisation des sols, entre autres, responsable de ces altérations. 

Modifiant les habitats, le changement climatique entraîne le déplacement de populations animales. Localement, des espèces peuvent s’installer dans des zones où elles étaient jusqu’alors considérées comme exotiques. Les populations animales sont donc directement intégrées dans ces processus épidémiques complexes.

bloc-cta-sante
Votre mutuelle santé à partir de 4,87€ par mois

Grâce à Assurland.com, comparez gratuitement vos assurances personnelles en quelques minutes pour être protégé au meilleur prix !

Une tique porteuse du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo 

La tique Hyalomma est présente depuis plusieurs décennies en Corse et depuis 2015 sur le littoral méditerranéen. Originaires d’Afrique et d’Asie, elles ont été principalement introduites par d'oiseaux migrateurs. En France, nous dénombrons trois espèces différentes de cette tique.

Cette tique joue le rôle de vecteur pour de nombreux agents pathogènes. Elle transmet notamment le parasite responsable de la piroplasmose équine et le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). Chez l’humain, la fièvre de Crimée-Congo se limite généralement à un syndrome grippal avec troubles digestif, des vomissements et des courbatures. Mais dans certains cas, elle peut néanmoins s’aggraver et se traduire par un syndrome hémorragique, dont le taux de létalité atteint 30 % dans certains pays.

Un possible propagation en France ?

Dans les pays à hauts revenus comme le nôtre, la tendance est à la maîtrise des principales maladies infectieuses grâce à l’organisation de la surveillance (réseaux, plans, prophylaxie, etc.). Pourtant à ce jour aucun dispositif de surveillance national n’a été établi pour les tiques. 

“Contrairement à ce qui existe pour les moustiques, aucun dispositif de surveillance national n’est organisé pour les tiques alors qu’elles transmettent des maladies graves comme la FHCC mais aussi la maladie de Lyme ou l’encéphalite à tiques. Pour se préparer au mieux à l’émergence potentielle du virus de la FHCC sur notre territoire, il est essentiel de renforcer la surveillance des tiques en France mais également de celles qui arriveraient en provenance de pays où le virus circule actuellement. Ces introductions peuvent se faire lorsque la tique Hyalomma est fixée sur un oiseau migrateur, ou sur un cheval ou bovin importé par exemple.”, explique Elsa Quillery, coordinatrice d'expertise scientifique chez l’Anses.

Bien qu’aucun cas n’ait été recensé en France, un risque d’apparition de cas de FHCC reste possible. Sur les douze cas dénombrés en Espagne depuis 2013, quatre morts ont été rapportées. 

Ce risque est d’autant plus probable que l’extension géographique de la zone d’implantation des tiques devrait être favorisée par les changements climatiques actuels.

L’Anses appelle à une surveillance accrue des zones géographiques identifiées comme les plus à risque, le développement d’outils permettant de détecter précocement la présence de tiques Hyalomma et la circulation des agents pathogènes qu’elles transmettent.

Assurland.com vous aide à mieux comprendre les mutuelles santé

Assurance santé et micro-kinésithérapie Le remboursement de la micro-kinésithérapie

De nombreuses personnes ont recours aujourd'hui à la médecine alternative et la micro-kinésithérapie est de plus en plus recherchée en raison de ses bienfaits pour l'organisme humain. En ce qui concerne la couverture de la micro-kinésithérapie, vous pourrez compter sur le remboursement de votre assurance santé surtout pour les cas où la Sécurité sociale ne la prend pas en charge.

Lire la suite
mains-soins-aidants Bénéficier d'une assurance santé pour l'ergothérapie

L'ergothérapie est destinée aux personnes souffrant de handicaps moteurs et psychomoteurs. Elle aide les patients en perte d'autonomie à se réadapter à leur vie quotidienne à l'aide de conseils et différents types de soins. Les frais liés à l'ergothérapie sont importants. Heureusement, il est possible de bénéficier d'une bonne prise en charge par l'assurance santé.

Lire la suite
etudiant-jeune-fille Comment fonctionne le remboursement de l'acné ?

L'acné survient généralement durant l'adolescence. Afin de venir à bout des boutons, un traitement est prescrit par le dermatologue. Dans les cas les plus sévères, une intervention chirurgicale peut être préconisée. A quel remboursement peut-on s'attendre dans le cadre du traitement de l'acné ?

Lire la suite
medecin-sante-argent Médecin non-conventionné : quelle prise en charge ?

Au moment du remboursement des soins de santé, il est tenu compte du secteur auquel le médecin traitant appartient : s'agit-il du secteur 1, 2 ou 3 ? Lorsque le médecin appartient au secteur 1, il applique le tarif de convent arrêté par l'Assurance maladie qui versera une indemnisation correspondant à 70 % des sommes versées par l'assuré. En revanche, si le médecin est du secteur 3, il n'applique pas le tarif conventionné et peut se livrer à des dépassements d'honoraires qui ne seront pas remboursés par l'Assurance maladie.

Lire la suite
femme-lit-sommeil-dormir Troubles du sommeil : quelle prise en charge ?

Près d'un Français sur deux éprouve des difficultés à s'endormir, selon l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance. Les différents soins et traitements requis pour un tel état s'accompagnent de certains frais qui peuvent être notamment pris en charge par votre contrat d'assurance santé. Explications.

Lire la suite
femme-arbres-fleurs-mouchoir Période des allergies : anticiper, protéger, soigner

Bouleau, cyprès et platane... c'est beau la nature ! Allez dire ça aux millions de Français allergiques, qui dès les prémices du printemps font un concerto en éternuement, en nez pris et en yeux larmoyants ! S'il est difficile d'éviter ces désagréments, il est possible de les limiter.

Lire la suite