Assurance habitation

Les ménages modestes Français peinent à payer leur loyer

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Habitation : les Français modestes peinent à payer leur loyer

En France, près de 17 % des ménages modestes sont en retard pour le paiement de leur loyer ou le remboursement de leur crédit immobilier, selon un apport de la Fondation Abbé-Pierre et de la FEANTSA. En l’espace de 10 ans de chiffre a augmenté de plus de 24 %.

La France, juste derrière la Grèce

Se loger coûte cher, trop cher. Alors que le taux de pauvreté en France est l'un des plus faibles d'Europe en 2018 (13,6 %), près de 17 % des ménages modestes sont en retard pour le remboursement de leur crédit immobilier ou le paiement de leur loyer, révèlent un rapport de la Fondation Abbé-Pierre et de la Fédération européenne des associations nationales travaillant avec les sans-abri (FEANTSA). En 10 ans ce chiffre a augmenté de 24 %.

11 millions de ménages européens fournissent un taux d'effort excessif pour se loger

Ramenée par rapport à la population totale, cette part diminue mais est toujours aussi impressionnante : 5,3 %. La France possède d’ailleurs là encore l’un des taux les plus élevés ; juste derrière la Grèce (13,5 %), Chypre (7,6 %) et l’Irlande (6,7 %). Alors que seulement 20 % des ménages modestes français consacrent plus de 40 % de leurs aux dépenses pour le logement, l’explication se trouve dans la hausse du coût du logement pour ces ménages. En 2017, la France a accusé la seconde plus forte augmentation (33,4 %), juste derrière la Finlande (33,5%). En Europe, 11 millions de ménages, soit 4,8 % d'entre eux, fournissent un taux d'effort excessif pour se loger (des dépenses supérieures à 40 % pour se loger).

Pour la Fondation Abbé-Pierre, les inégalités de revenus permettent également d’expliquer ces difficultés. « Dans les pays avec de fortes inégalités de revenus, ce sont les plus modestes qui trinquent en matière de logement. Ce sont ceux qui subissent les hausses de prix de l’immobilier et souffrent de la précarité énergétique », constate Sarah Coupechoux, chargée d’études Europe à la Fondation Abbé-Pierre.

 
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