Assurance santé

L'absentéisme au travail en hausse chez les salariés du privé

Publié par le , Mis à jour le 07/09/2018 à 16:57

Le boom de l'absenteisme dans le secteur privé

En 2017, les salariés du privé ont été absents 17.2 jours en moyenne contre 16.2 jours en 2016. Les plus concernés par ce phénomène : les femmes et les seniors de plus de 55 ans.

Une grande disparité entre les hommes et les femmes

L’absentéisme atteint des records en France. En 2017, les salariés du privé ont été absents en moyenne 17.2 jours contre 16.2 jours en 2016. Un taux qui ne cesse d’augmenter. Selon le baromètre Ayming, ces absences sont principalement liées à des arrêts-maladies, des accidents du travail ou encore des maladies professionnelles injustifiées. Trois secteurs sont principalement touchés : La santé, le commerce et l’industrie. Le secteur du service est lui en baisse. Les troubles musculo-squelettiques sont mis en avant pour justifier ces absences. Autre piste, le burn-out beaucoup plus fréquent chez les salariés. Mais qui sont-ils ? Les femmes et les seniors sont principalement touchés par ce phénomène. Les femmes s’absentent 19.3 jours en moyenne contre 12.92 jours pour les hommes. Les tâches répétitives au sein de l’entreprise et une vie familiale parfois monoparentale expliquent en partie cette situation. Du côté des seniors ont bat des records. Ce sont eux qui ont le taux d’absentéisme le plus fort avec des arrêts maladies de longues durées supérieurs à 3 mois. Une hausse qui serait liés au recul de l’âge légal du départ à la retraite mais aussi à des maladies de longues durées.

La Corse mauvaise élève à 6.99 % contre 3.31 % en Ile de France

Selon le baromètre Ayming, de grandes disparités existent entre les régions. Si l’Ile de France semble épargnée par l’absentéisme des salariés du privé avec 3.31%, les régions Bretagne, Nouvelle Aquitaine, Grand Est et Occitanie dépassent les 5%. En Corse, le taux est de quasiment 7% ! « Des taux de chômage élevés et la crainte de ne pas retrouver un emploi freine les salariés à partir d'un emploi insatisfaisant. Dans la durée, l'insatisfaction d'un poste augmente l'absentéisme », explique le cabinet d'études Ayming. L’absentéisme croissant est un sujet pris très au sérieux par le gouvernement. Le Premier ministre vient de missionner Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes et Jean-Luc Bérard, DRH du groupe industriel Safran pour un diagnostic sur l’augmentation des arrêts maladie et surtout trouver des pistes pour diminuer cet absentéisme qui coûte plus de 10 milliards d’euros à la sécurité sociale par an.

 

 
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