Assurance santé

Loi Santé et déserts médicaux : aucune obligation pour les jeunes médecins

Publié par le
65 vues 1 réaction Note

Déserts médicaux : les médecins libéraux ne seront pas contraints

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé qu’elle ne contraindrait pas les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux au début de leur carrière. La mesure était pourtant plébiscitée lors du grand débat.

84 % Français favorables à cette obligation

Débattu depuis ce lundi 18 mars à l'Assemblée nationale, le projet de loi Santé ne contiendra aucune mesure obligeant les jeunes médecins à s’installer dans les déserts médicaux au début de leur carrière, a annoncé Agnès Buzyn. La ministre de la Santé entend ainsi clarifier la situation, alors même qu’un grand nombre de Français y était favorable. Selon un sondage réalisé par Ipsos et révélé mercredi par la Fédération hospitalière de France, 84 % des personnes interrogées sont favorables à « une obligation pour les médecins de s'implanter dans certains territoires lors de leurs premières années d'exercice pour les répartir plus équitablement ». Lors du grand débat national cette mesure, avait également été très largement réclamé par les Français et élus des zones sous-dotées en médecins.

S’appuyer sur la télémédecine et les incitations financières

Pour la ministre de la Santé, et plus largement le gouvernement, cette mesure serait une « réponse simpliste » à un problème plus large et profond. « Elle mettrait encore plus à mal le système de santé français », a indiqué Agnès Buzyn lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Pour cette dernière la contrainte serait contre-productive, poussant les jeunes médecins à choisir une autre spécialité que la médecine générale. Afin de lutter conte le problème des déserts médicaux, le gouvernement préfère insister sur le développement de la télémédecine mais aussi sur la poursuite des incitations financières pour rejoindre les zones sous-dotées.

Le texte de la loi Santé examiné à l'Assemblée nationale pourrait néanmoins prévoir une mesure venant aider les populations résidant dans ces zones sous-dotées. Un nouvel amendement stipule que dès lors qu’un médecin refusera un patient, ce dernier pourra demander à sa caisse d'assurance maladie de désigner un médecin référent. Une mesure qui est loin de séduire les syndicats professionnels de médecins et l’Assurance maladie.

 
LAISSEZ UN COMMENTAIRE
 
1 RÉACTION
Comme souvent, la France à 2 vitesses... la médecine en " live " dans les régions favorisées et la télé médecine pour la France profonde et les oubliés de la république ! Et si on augmentait le numerus clausus au lieu de recruter des médecins venant de l' étranger ?

RECHERCHEZ DANS LES ARTICLES