Assurance santé

Papillomavirus : des scientifiques demandent la vaccination des garçons

Publié par le , Mis à jour le 25/03/2019 à 17:51

Les scientifiques demandent la vaccination des filles et des garçons du papillomavirus

Augmenter la couverture vaccinale et organiser un dépistage efficace… Voilà les deux objectifs de l’appel d’un collectif scientifique pour obtenir une vaccination universelle du papillomavirus.  

Vacciner les filles mais aussi les garçons

Un collectif scientifique lance un appel pour vacciner les filles mais aussi les garçons contre le papillomavirus responsable de cancers et autres maladies. Des professionnels de santé qui souhaitent « une vaccination universelle gratuite ou remboursée, sans distinction de sexe ou de risque ». Dans les faits, ils demandent d’augmenter la couverture vaccinale « des populations déjà ciblées en rétablissant activement la vérité scientifique ». Début 2019, les gynécologues avaient alerté sur les fake-news qui circulent sur le vaccin du papillomavirus. En effet, de nombreuses personnes pensent encore à tort que le vaccin peut provoquer le cancer ou provoquer des maladies auto-immunes. Les gynécologues avaient dû monter au créneau pour démonter ces idées reçues.

Avec une vaccination universelle, les médecins espèrent ainsi organiser « un dépistage efficace » en utilisant des tests pour détecter la présence du virus dans des cellules.

Une faible couverture vaccinale en France

En France, à peine 20% des jeunes filles sont vaccinées contre le papillomavirus. Pour rappel, les papillomavirus sont responsables d’infections sexuellement transmissibles (IST). Rien que pour l’année 2015, environ 6300 cancers (utérus, vulve, vagin, pénis, bouche ou encore gorge) ont été imputés aux papillomavirus. Plus généralement, le papillomavirus est responsable de plus de 1 000 décès par an.

Il est donc recommandé pour les jeunes filles dès 11 ans jusqu’à 14 ans de se faire vacciner. Un rattrapage est également possible entre 15 et 20 ans. Et qu’en est-il des garçons ? Alors que certains pays comme le Canada ou l’Australie préconisent une vaccination universelle, la France n’a pas encore fait de recommandation en ce sens alors que les jeunes hommes sont aussi susceptibles d’être contaminés ou de transmettre une IST.

 
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