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Assurance auto

Voiture sans chauffeur et assurance : 5 points qui vont changer le marché

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Dans 20 ans, les véhicules entièrement ou partiellement autonomes représenteront à eux seuls près d’un tiers de la production mondiale d’automobiles. Or, selon le cabinet de conseil en stratégie new-yorkais Oliver Wyman, cette automatisation de la mobilité devrait avoir un réel impact sur l’assurance auto. Coup de projecteur.

Un marché à 200 milliards

Une étude publiée récemment par le cabinet Oliver Wyman signale qu’en 2035, ce sont entre 20 et 30 % des automobiles produites aux quatre coins de la planète qui seront autonomes, que ce soit de manière partielle ou intégrale.

L’enjeu de cette automatisation estimé à 200 milliards de dollars (environ 175 milliards d’euros) devrait s’accompagner des cinq « gisements de valeur » suivants :

  • des infrastructures urbaines : l’avènement des véhicules automatisés devrait s’accompagner d’une réduction du trafic ainsi que des embouteillages ;
  • de nouveaux modèles logistiques : l’autopartage devrait connaître un succès grandissant ;
  • du « big data » : pour leur utilisation, les voitures connectées utilisent et échangent d’importantes quantités d’information ;
  • de nouvelles offres de mobilité : de nouvelles catégories de personnes devraient devenir mobiles grâce à l’automatisation des véhicules ;
  • une sécurité renforcée : en termes de sinistralité, les véhicules autonomes devraient être dix fois moins risqués que les engins « traditionnels ». D’ailleurs, l’obligation d’assurance auto pourrait peser non plus sur le propriétaire du véhicule mais plutôt sur le conducteur.

Des questions éthiques

Expert du secteur automobile au sein du cabinet Oliver Wyman, Marc Boilard estime que les « acteurs les plus performants » seront en mesure de faire preuve d’anticipation pour apprécier les besoins des usagers et tenir compte de l’évolution de la règlementation pour offrir des « solutions adaptées ».

Le cabinet Oliver Wyman soulève aussi à juste titre certaines questions éthiques qu’il faudra finir par trancher. Par exemple, comment une voiture autonome doit-elle réagir en situation d’urgence si elle fait face à un obstacle et qu’elle doit choisir entre causer un préjudice à ses passagers ou à un tiers ?

La définition d’un cadre législatif

Dans l’Hexagone, la loi de transition énergétique pour la croissance verte récemment promulguée vise à autoriser le gouvernement à adapter la législation actuelle pour autoriser la « circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite ».  

En cours de validation, l’ordonnance concerne aussi bien les voitures particulières que les véhicules de transport de personnes et de marchandises. Il devra s’intéresser aussi à la définition d’un régime de responsabilité pour les engins autonomes.

D’ailleurs, il faut savoir que PSA Peugeot Citroën procède depuis quelques semaines à des tests sur autoroutes et axes nationaux avec cinq voitures autonomes, et ce, en compagnie des voitures « traditionnelles ».

 
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