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Combien ont coûté les catastrophes naturelles survenues en 2019 ?

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Les catastrophes naturelles ont coûté 140 milliards de dollars en 2019

Selon les estimations de Swiss Re et de l’ONG Christian Aid, les événements climatiques dans le monde ont coûté 140 milliards de dollars en 2019. Une somme inférieure à la facture de 2018 : 176 milliards de dollars.

Quid des incendies en Australie ?

Mi-décembre, le réassureur suisse Swiss Re donnait une première estimation du coût total des catastrophes naturelles survenues l’année dernière dans le monde. Selon lui, les pertes s’élèvent à 133 milliards de dollars, plus 7 milliards pour les catastrophes industrielles. Soit une facture totale de 140 milliards de dollars (126 milliards d'euros). Une estimation similaire à celle annoncée par Christian Aid. Quelques jours après l’annonce de Swiss Re, l’ONG britannique a en effet elle aussi évoqué un montant total de 140 milliards de dollars.

Si la somme évoquée est inférieure aux 176 milliards de dollars de dégâts de 2018, ces deux estimations ne prennent pas en compte les terribles incendies faisant actuellement rage en Australie.

Les catastrophes les plus onéreuses aux Etats-Unis et au Japon

Christian Aid a recensé 15 événements climatiques ayant provoqué chacun au moins 1 milliard de dollars de dégâts. En tête des catastrophes les plus « coûteuses » on retrouve les feux de forêt survenus en Californie durant les mois d’octobre et novembre (25 milliards de dollars). Viennent ensuite le typhon Hagibis au Japon (15 milliards) et les inondations dans le Midwest et le sud des Etats-Unis (12,5 milliards). Quatre autres catastrophes ont causé des dégâts évalués à plus de 10 milliards de dollars : les inondations dans le nord de l'Inde (10 milliards), le typhon Lekima en Chine (10 milliards), l'ouragan Dorian aux Bahamas et en Caroline du Nord (11,4 milliards) et les inondations de juin à août en Chine (12 milliards).

Les cyclones Idai et Kenneth au Mozambique pas sur la liste

« Chacun de ces désastres a un lien avec le changement climatique », soulignent les auteurs de l’enquête menée par l’ONG britannique. Sans aller à l’encontre de l’analyse de Christian Aid, le rapport de Swiss Re Institute inisiste sur le fait que les preuves scientifiques mettent davantage en évidence l’impact du réchauffement sur les phénomènes de seconde importance (vagues de chaleur, sécheresses, feux de forêt, pluies torrentielles, etc.) que sur les cyclones ou typhons. Ces événements dits « secondaires » sont, selon le réassureur, plus sévères et plus fréquents.

Martin Bertogg, responsable des catastrophes naturelles au sein de Swiss Re, met également l’accent sur un autre phénomène : « Les facteurs de risques macroéconomiques tels que la croissance rapide des populations et de la valeur des biens dans les zones exposées contribuent à l’augmentation des coûts liés aux catastrophes naturelles dans le monde, rendant l’historique de ces événements moins pertinent pour l’évaluation des pertes futures ». Un point mettant en exergue le fait que les coûts financiers sont plus élevés dans les pays riches, notamment aux Etats-Unis et au Japon.

L’estimation globale de 140 milliards de dollars ne prend pas non plus en compte l’intégralité des catastrophes survenues l’année dernière. C’est notamment le cas des inondations survenues dans le Nord de l’Inde et des cyclones Idai et Kenneth au Mozambique. Deux catastrophes aux conséquences économiques faibles en raison du peu d’assurés parmi les résidents de ces régions. Un point souligné par l’ONG qui rappelle que ces deux événements clones ont provoqué l'immense majorité des décès : respectivement 1 900 et 1 300 morts sur les 11 000 victimes ou portés disparus en 2019. Les populations les plus pauvres payant donc toujours le plus les conséquences du changement climatique.

 
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1 RÉACTION
Bouille 14/01/2020 à 12:21
Constatons avec lucidité nos responsabilités. L'exploitation à outrance des richesses de la planète, au profit de l'argent; l'incessante évolution technologique des outils de tous poils, l'impuissance ou la complicité des états de faire face aux appétits de la finance en ignorant le bon sens, nous amènent à ces constats dramatiques. Faire marche arrière? Impossible. Ralentir compliqué! Nous sommes trop c.. Pour réaliser que nous avons qu'une Maison.

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