JO 2024 à Paris : y verra t-on enfin du sport automobile ?

Publié par Quentin Bas Lorant le 09/08/2021 à 12:31 , Mis à jour le 08/03/2022 à 00:00

Les sports mécaniques sont très suivis à l'échelle de la planète, et les pilotes de véritables stars. Pourtant, la course automobile a toujours peiné à se faire une place aux JO d'été, qui servent de consécration à de nombreuses disciplines. Peut-on espérer voir cela changer ?

Toujours pas d'autos aux JO

La trente-deuxième édition de Jeux Olympiques d’été s’est refermée hier à Tokyo. À l’heure du bilan des médailles et performances tricolores, on retiendra le sacre de Clarisse Agbegnenou au judo (en individuel et par équipe), celui de Romain Cannone à l’épée, ou encore la médaille du premier champion olympique de l’histoire du karaté : Steven Da Costa. 

Du côté des sports collectifs, la satisfaction est peut-être encore plus grande : sur les huit équipes engagées (féminines et masculines), six repartent du Japon avec une médaille (et elle est en or pour les handballeurs et handballeuses, et les volleyeurs).

Les Français ont en revanche peu brillé dans les nouvelles épreuves admises à l’occasion de ces JO : l’escalade, le surf et le skateboard. Les athlètes auront toutefois encore trois ans pour s’entraîner et prendre leur revanche : ces disciplines seront également présentes en 2024, à Paris. Et elles seront accompagnées d’une inédite, le breakdance.

Mais un sport à part entière ne sera, lui, toujours pas présent : le sport automobile. Malgré la passion de très nombreux fans à travers le monde, la course motorisée n’a en effet toujours par droit de cité aux JO d’été. La faute à une charte du Comité International Olympique (CIO), qui bannit, depuis le début du siècle dernier, « les sports, disciplines ou épreuves dans lesquels les performances dépendent essentiellement d'une propulsion mécanique ».

Les sports mécaniques, une histoire en marge des Olympiades

Mais cela n’a pas toujours été, et même en dépit l’interdiction, quelques épreuves de sport auto se sont bien tenues au cours ou en marge des JO. Et notamment à Paris, en 1900, où des épreuves auto sont présentes, biens que non reconnues par le CIO : concours de voiturettes, de poids légers, de poids lourds, voitures de tourisme, voitures de place et voitures de course. Mais la course emblématique de ces premières olympiades du 20ème siècle est la Paris-Toulouse-Paris, organisée du 25 au 28 juillet.

Vainqueur dans la catégorie « voiturette », un certain Louis Renault attirera un coup de projecteur bienvenu sur sa toute nouvelle marque d’automobile, fondée deux ans plus tôt seulement. Il faudra ensuite attendre 36 ans pour revoir un véhicule motorisé associé au sport olympique : ce sera à Berlin, en tant qu’épreuve de démonstration. Dans cette Allemagne nazie d’avant-guerre, la course prévue est un rallye, qui traverse le pays avec une arrivée à Berlin. 

L’objectif de Hitler est bien sûr de prouver la supériorité des véhicules (et des pilotes) nazis. Mais c’est une humiliation moins connue que les multiples victoires de Jesse Owens en athlétisme qui l’attend. À quelques jours de l’arrivée, c’est un duo féminin (Elizabeth Haig et de sa navigatrice Barbara Marshall) au volant d’une voiture britannique (Singer) qui est en tête, et de loin. Pour empêcher leur triomphe, l’arrivée prévue en pleine capitale est délocalisée dans une zone déserte…

C’est également en Allemagne, mais plus au sud, à Munich, et en 1972, qu’un dernier rallye, dit « de l’Olympe » sera organisé, et remporté un équipage français : Jean-Pierre Nicolas et Jean Todt (sur Alpine). Depuis, près de 50 ans, donc, aucun événement automobile n’a de près ou de loin accompagné une édition des JO. Mais quelques espoirs sont permis. En effet, en 2007, le CIO a révoqué la charte susmentionnée interdisant les sports mécaniques.

La FIA veut organiser ses propres  « JO » 

Alors, quelle épreuve est-on en droit d’espérer ? F1, rallye, karting, course de moto GP ? La question est loin d’être tranchée et occasionne de nombreux problèmes. Notamment en termes d’installation : si la ville organisatrice ne dispose par du circuit nécessaire, il faudra le construire… Pour un coût loin d’être négligeable (aux alentours de 200 millions d’euros) et un recyclage incertain. 

En réalité, à défaut d’être un jour intégré aux JO, le sport auto se penche plutôt sur l’idée de lancer ses propres olympiades. C’est toute l’ambition des FIA Motorsport Games, organisés par la Fédération internationale de l’Automobile (FIA). La première édition s’est tenue en 2019, et la suivante a été reportée en raison du Covid-19. Mais les principes des JO appliqués au sport mécanique étaient bien là : différentes épreuves (Formula 4, voitures de tourisme, slalom de karting, circuit de drift, esport automobile…) et des équipes de pilotes concourant pour leur pays. À la différence JO toutefois, cette nouvelle compétition devrait se tenir tous les ans : la prochaine est prévue pour 2022 à Marseille sur le célèbre circuit Paul Ricard.

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